<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="/atom.xsl" ?> <feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" xml:lang="fr"> <title>Indiscipline intellectuelle</title> <link rel="self" type="application/atom+xml" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/atom.xml"/> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/" /> <subtitle>Thierry Groussin</subtitle> <updated>2008-05-16T20:58:17+02:00</updated> <rights>All Rights Reserved blogSpirit</rights> <generator uri="http://www.blogspirit.com/" version="5.0">blogSpirit.com</generator> <id>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/</id>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Entre le cristal et la fumée…</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/12/09/entre-le-cristal-et-la-fumee.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2007-12-09:1439892</id> <updated>2008-05-06T07:08:23+02:00</updated> <published>2008-05-06T07:08:23+02:00</published>   <category term="Servitude volontaire" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="management" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="organisation" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> C'est le très beau titre d’un livre de René Atlan: le célèbre biologiste...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> C'est le très beau titre d’un livre de René Atlan: le célèbre biologiste situe quelque part entre le cristal trop rigide et la fumée trop évanescente l’organisation de la matière qui permet l’apparition et le développement de la vie. Il me semble qu’il en est de même pour l’intelligence. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre époque, dans sa névrose de règles, de normes et de procédures me fait penser à la sorcière qui, toute de guimauve qu’elle soit, fait main basse sur l’école de Harry Potter* au point que les murs ne sont plus assez grands pour qu’on puisse y afficher tous les décrets que sa folie promulgue à jet continu. L’univers de &lt;em&gt;Bienvenue à Gattaca&lt;/em&gt; n’est pas loin. Un univers de cristal. Un univers parfait. Et froid, mortellement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avoue cependant que, pour révulsé que je sois par l’image d’une société toute de règles et de normes et surtout par les individus qu’elle produit et dont elle a besoin, je ne saurais jusqu’où pousser le curseur de l’autre côté - vers l’auto-organisation. J’admire Charles et Robert, de CoMind**, d’en avoir fait leur art et d'y réussir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, sur www.largeur.com, il y avait un jour cette information à prermière vus surprenante: plusieurs pays du nord de l’Europe ont testé un allègement de la signalisation routière et il en est résulté davantage de sécurité. Le Danemark, les Pays-Bas, l’Angleterre, la Belgique et même la Suisse vont dans ce sens. Sur tous les sites pilotes, le nombre des accidents a diminué et le temps nécessaire pour traverser les rues a été amélioré. La Floride fait ses propres tests : à West Palm Beach, « une expérience de suppression de signaux, rapprochant piétons et voitures, a permis de ralentir le trafic, de diminuer les accidents et de raccourcir la durée des trajets ».&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me fait penser à ce qu’Isabelle Raugel*** dit de la circulation en Inde : le contact visuel et auditif et les interactions sont permanents entre ceux – camions, vélos, bus, charrettes, &lt;em&gt;rickshaws&lt;/em&gt;, et j’en oublie sans doute - qui se partagent la chaussée. Le degré d’attention à l’autre est élevé, des codes sont naturellement partagés, les réflexes sont rapides et l’ajustement se fait en temps réel. Un genre de conversation dont les mots seraient les véhicules. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les hommes font la société mais la société, en retour, façonne les hommes. On peut se demander quels sont les effets, sur les comportements et la vision du monde, d’une société qui dose différemment ajustement spontané et règles. La société Enron, avant le scandale, avait promulgué le plus beau code éthique qui soit et la croissance exponentielle de la règlementation bancaire n’a pas empêché l’explosion des &lt;em&gt;subprimes&lt;/em&gt;. Et si les béquilles empêchaient tout simplement d’apprendre à marcher ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lire l’article : http://www.largeur.com/expArt.asp?artID=2488&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* J. K. Rowlings, &lt;em&gt;Harry Potter et l'Ordre du Phénix&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
** Comind: http://www.comind.be/&lt;br /&gt;
*** http://www.paysagiste-numerique.com/vf/index.html </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>D'Einstein</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/05/03/d-einstein.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-05-03:1542938</id> <updated>2008-05-03T12:48:56+02:00</updated> <published>2008-05-03T12:48:56+02:00</published>   <category term="Indisciplinés historiques" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> &quot;We can't solve problems by using the same kind of thinking we used when we...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> &quot;We can't solve problems by using the same kind of thinking we used when we created them.&quot; </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Fractale</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/05/03/fractale.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-05-03:1542841</id> <updated>2008-05-03T11:23:56+02:00</updated> <published>2008-05-03T11:20:00+02:00</published>   <category term="Aveuglement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="jeux olympiques" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> En lisant - ce qui est mon métier - divers récits de management, je suis...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> En lisant - ce qui est mon métier - divers récits de management, je suis resté un moment pensif. Il y avait comme quelques notes de musique, pas tellement distinctes, mais qui suggéraient un air que je ne parvenais pas à saisir. Ayant perdu le fil de ma lecture, je suis revenu en arrière jusqu'au passage où mon attention avait décollé et j'ai essayé de me concentrer sur ce que racontait l'auteur. Il y était question d'un &lt;em&gt;winner&lt;/em&gt; qui réalisa un jour qu'il avait besoin d'un adversaire pour réussir. Et l'auteur de commenter: quand il n'avait pas d'adversaire, il s'en créait un.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La petite musique, c'était celle de la compétition. Une fois identifiée, elle s'est présentée à moi sous les variations les plus diverses. Etre le meilleur à l'école, la plus grande gueule, le vendeur le plus performant. Avoir la voiture la plus récente, la plus rapide, la plus écrasante. Acheter son appartement dans un quartier financièrement inaccessible - et ne parler bien sûr que des commodités que cela procure. Porter des vêtements griffés ou dégriffés - à la fois les plus chers et obtenus au meilleur prix. Avoir eu la marque d'intérêt du maître, avoir eu le dernier mot, la plus grosse augmentation. J'en passe pour rester correct, mais je vous invite à écouter les conversations. Tendez bien l'oreille. Dans combien n'entendrez-vous pas en filigrane ce &quot;Je suis meilleur que toi&quot; ? En permanence, fût-ce à fleuret moucheté, nous nous mesurons les uns aux autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La compétition est une fractale de notre société. Les individus, dès l'école, sont en concurrence. D'ailleurs, on les y encourage et pendant des années leur sort va dépendre d'une stratégie purement égocentrique. Il y avait même, dans certains établissements, une épreuve d'entrée qui était du registre explicite de l'ordalie: une joute oratoire où tous les coups étaient quasiment permis. Dans certains milieux, le darwinisme - je ne dis pas celui de Darwin, mais l'ogm qu'on en a tiré - est une religion. Depuis des années, les consultants ultra-libéraux théorisent &quot;l'hyperconcurrence&quot;. Avec le jeu que nous appelons &quot;mondialisation&quot;, les entreprises, naturellement, sont prises dans cette tourmente qui les déracine. Eh! mec, tu as vu mes ratios, ma capitalisation boursière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les villes, les régions, les pays sont entraînés dans cette dynamique de la compétition généralisée. Où sont les paradis fiscaux ? Où la main d'oeuvre est-elle la moins chère ? Où la règlementation environnementale ou sociale est-elle la moins contraignante ? Dans quel pays les autorités locales ferment-elles le plus facilement les yeux au meilleur prix ? Et cette tempête qui brasse tout retombe sur l'individu qui, à travers le marché du travail et les nouvelles technologies, se retrouve en concurrence à la fois avec son voisin et avec des gars qu'il ne verra jamais, à Delhi ou ailleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L'humanité fait une pause en matière de grandes invasions armées et de migrations massives, mais les civilisations et les modes de vie se retrouvent néanmoins dans l'arène. Certains ont appris à créer un critère, à le faire admettre et à se donner pour référence. Ils diffusent leur production audiovisuelle, mythifient leurs marques, s'emparent des organismes internationaux - qui légifèrent même pour ceux qui en ignorent l'existence. Ils dictent les programmes académiques. Ils forment - de manière formelle ou informelle - les futures élites, politiques ou administratives, des régions à conquérir. Le mode de calcul du Produit Intérieur Brut disqualifie les économies non marchandes. L'enseignement des &lt;em&gt;business schools&lt;/em&gt; fait litière des entreprises non capitalistiques et des économies solidaires. Et la vie matériellement dorée des &lt;em&gt;Desperate housewives&lt;/em&gt; fait honte ou donne envie à la ménagère du fin fond du Brésil, du 9-3 ou de la Creuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sport, censé être une élévation de l'être humain, ne fait aujourd'hui que contribuer à cette noria de la concurrence généralisée. Porter la flamme olympique sur le plus haut sommet du monde et marcher en passant sur un peuple méprisé et opprimé: je ne vois là que cynisme et prétention. Se précipiter - qu'on soit spectateur ou athlète - à ce grand rendez-vous des puissances matérielles, ce n'est qu'apporter sa caution à ce jeu destructeur du plus fort. C'est conférer des lettres de noblesse à la barbarie triomphante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais sur cette lancée, il y a pire encore. L'humanité est entrée en compétition avec les autres habitants de la planète qui pourrait bien, du coup, devenir l'île du Docteur Moreau. Que gagnerons-nous, au bout du compte, à être en compétition avec la vie ? </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Illusionnisme</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/11/27/illusionnisme.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2007-11-25:1429434</id> <updated>2008-04-30T07:22:10+02:00</updated> <published>2008-04-30T07:22:10+02:00</published>   <category term="Aveuglement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <summary> Une amie que, par prudence, je ne citerai pas a quitté il y a une paire...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Une amie que, par prudence, je ne citerai pas a quitté il y a une paire d’années son métier de reporter, jugeant qu’elle contribuait davantage à la désinformation qu’à l’information. Etait-ce que la chaîne qui l’employait diffusait des mensonges ? Désolé! &lt;em&gt;A priori&lt;/em&gt;, non ! Beaucoup plus simplement cette chaîne privilégiait l’information susceptible de « faire » de l’audience, ce qui dans certains cas ne recouvre pas exactement l’information que vous jugeriez digne d’être diffusée. Et même - le temps d’antenne étant cher et limité - ce qui peut se faire au détriment de celle-ci.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La confidence de cette amie m’a fait comprendre au moins deux choses. Premièrement, que la qualité de l’information ne se suffit pas de la véracité : tout dépend de ce dont on s’abstient simultanément de parler. Deuxièmement, qu’on peut nous tromper sur l’actualité sans avoir l’intention de nous abuser, sans malhonnêteté en quelque sorte, du seul fait des contraintes économiques inhérentes à un métier ou à une entreprise. De ce fait, le fonctionnement et la survie de la démocratie dépendent en premier lieu – mais pas seulement - de notre capacité à détecter ce dont on ne parle pas, qu’on ne voit pas et qui, très éventuellement bien sûr, pour des raisons diverses, peut nous être volontairement caché. Autant dire qu’elles dépendent de notre propre exigence de lucidité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un jeu très simple circule sur l'Internet. On vous présente six cartes à jouer et on vous demande d’en choisir une, de la bien regarder et de prononcer son nom à haute voix – par exemple : « roi de trèfle » - en vous abstenant de clicker dessus. Puis on vous annonce que, lorsque vous aurez appuyé sur la touche &lt;em&gt;entrer&lt;/em&gt; de votre ordinateur, le système va la reconnaître et la retirer du jeu. Vous suivez le protocole et, avec un frisson délicieux, vous appuyez sur &lt;em&gt;entrer&lt;/em&gt;. Lorsque le jeu réapparaît, «votre» carte, effectivement, n’y est plus. Extraordinaire, n’est-ce pas ? Vous pouvez recommencer en changeant de carte, cela marche à tous les coups.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vous voulez la solution ? C’est génialement simple. Le système, évidemment, ne peut deviner celle des cartes que vous avez choisie. Alors, chaque fois que vous faites &lt;em&gt;entrer&lt;/em&gt;, il les change toutes. Seulement, focalisé que vous êtes sur «la vôtre» - et on a tout fait pour cela: &lt;em&gt;«regardez-la bien», «mémorisez-la», «prononcez son nom à haute voix»&lt;/em&gt; - tout ce que vous voyez c’est son absence ! On peut aussi déceler dans ce tour un autre ingrédient, plus subtil : l’envie que vous éprouvez peut-être secrètement de voir quelque chose d’extraordinaire - une envie très humaine mais qui a donné le pouvoir à pas mal d’illusionnistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, un conseil : chaque fois qu’on voudra obtenir votre attention et qu’on l’orientera vers un de ces mots qui prétendent résumer le monde – au hasard : la &lt;em&gt;bottom line&lt;/em&gt;, la mondialisation, la concurrence, l’Europe ou le PNB, par exemple - méfiez-vous ! On ne sait jamais… Quand le prestidigitateur oriente notre regard d’un côté, c’est ailleurs que cela se passe. Faites l’hypothèse – à titre d’exercice bien sûr - que ce dont nous parlent nos « grands médiatiques » est comme le doigt pointé du prestidigitateur, puis – sans leur retirer de votre intérêt - demandez-vous dans quelle direction vous allez regarder. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>La Stévia*</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/25/la-stevia.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-24:1536865</id> <updated>2008-04-26T07:48:25+02:00</updated> <published>2008-04-25T07:00:00+02:00</published>   <category term="Coups de gueule" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="écologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="démocratie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Quand on connaît un peu le monde du contrôle et de l'inspection, on sait...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Quand on connaît un peu le monde du contrôle et de l'inspection, on sait que, jamais, on ne peut tout contrôler. Si choisir c'est renoncer, contrôler c'est choisir. Chaque &quot;campagne&quot; voit ainsi de nouveaux compromis entre les fondamentaux du contrôle et tel ou tel épiphénomène qui, pour une période plus ou moins longue et des motifs variés, sera mis sous surveillance. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C'est ainsi que la Stévia se trouve aujourd'hui sous la loupe des services de la Concurrence et des Prix. Il ne s'agit pourtant que d'un édulcorant naturel utilisé depuis des siècles dans son milieu d'origine et depuis quelques dizaines d'années dans de nombreux pays occidentaux. Mais la Stévia est un redoutable concurrent pour les édulcorants de synthèse, d'autant que certaines inquiétudes se sont exprimées quant aux possibles effets cancérigènes de ces derniers et que les consommateurs tendent à s'en méfier. Je ne prétends pas, bien sûr, qu'il y ait un lien de cause à effet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On avait eu déjà l'affaire du purin d'ortie**, une pratique séculaire désormais interdite de transmission afin de protéger les industriels de l'engrais, et on avait eu aussi la condamnation de Kokopelli*** - une association qui s'efforce de sauver les variétés culturales menacées de disparition - pour cause de concurrence déloyale à l'encontre des grands semenciers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le temps n'est pas loin où l'on va interdire à la Nature de concurrencer l'industrie. Dans la foulée, on devra aussi interdire aux bénévoles de créer des richesses gratuites et aux couples de faire leurs enfants eux-mêmes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://fr.biz.yahoo.com/11042008/227/une-plante-edulcorante-objet-de-pressions-et-de-convoitises.html&lt;br /&gt;
** http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2354&lt;br /&gt;
*** http://penserpaysage.blogspot.com/2008/01/kokopelli-condamn.html </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>De la pluralité des mondes possibles</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/22/de-la-pluralite-des-mondes-possibles.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-22:1535810</id> <updated>2008-04-23T17:36:59+02:00</updated> <published>2008-04-24T07:00:00+02:00</published>   <category term="Aveuglement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="anthropologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Pourquoi n'y aurait-il qu'une manière de vivre ? Manfred Max-Neef a montré...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Pourquoi n'y aurait-il qu'une manière de vivre ? Manfred Max-Neef a montré que c'est la façon de répondre aux besoins fondamentaux qui dessine les civilisations. Jusqu'au XXème siècle, ces réponses étaient considérablement diverses. Puis la solution occidentale, essentiellement fondée sur les relations marchandes, est devenue une référence avant de se poser, finalement, comme norme. Au point qu'elle est en passe, aujourd'hui, de tout uniformiser. &quot;Parce qu'elle est la meilleure!&quot; allez-vous me dire. L'est-elle vraiment ? Et est-elle viable à long terme ? A cette dernière question, à moins d'être aveugles ou de mauvaise foi, nous avons déjà la réponse. Elle n'était viable qu'à condition de rester le privilège d'une fraction de l'humanité - et, d'ailleurs, si elle se perpétue, ce sera à ce prix-là: celui d'une inégalité voulue et protégée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais revenons à la première question: est-elle la meilleure ? On peut en douter. Il faudrait examiner de près quels humains elle engendre. Si, déjà, pour durer, elle exige que l'on soit capable d'accepter une inégalité radicale et définitive entre les peuples et les personnes, permettez-moi d'en douter. Si son fonctionnement suppose en outre pour carburants des aspirations égoïstes, des comportements prédateurs, dispendieux et irresponsables, je ne vous demande plus la permission de douter, parce que je ne doute plus: il y a sûrement de meilleurs repères en termes d'anthropogenèse!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, le plus grave, selon moi, n'est pas là. Le plus grave n'est même pas que notre mode de vie périlleux soit jugé souhaitable par la grande majorité des humains. Avoir souffert de cruelles et longues pénuries - avec, en outre, la vision de voisins qui s'empifrent et gaspillent - ne peut que tourner un légitime appétit en avidité insatiable. Je me souviens d'un vieil homme qui, dans sa jeunesse, avait passé plus d'une semaine sans viande: des années plus tard, les Trente glorieuses aidant et nonobstant les objurgations de son médecin, il aurait considéré scandaleux de ne pas avoir de la viande deux fois par jour dans son assiette. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le plus grave, fondamentalement, c'est la disparition progressive de la diversité des modes de vie. De même que la biodiversité végétale et animale, dans un univers complexe, constitue un facteur d'équilibre dynamique, la coexistence de différentes façons de s'adapter et d'être au monde est une richesse, une source d'inspiration dont nous avons besoin. Peter Schwack expliquait que le simple fait, pour la Shell, d'avoir pu se représenter une crise du pétrole - même si ç'avait été avec scepticisme - dès la fin des années 60, avait ménagé à la compagnie une réactivité supérieure à celle de ses concurrentes. Dans le même esprit, la diversité des modes de vie est un vivier: celui des scénarios de demain tant pour les individus et les familles qui sont à la recherche d'un bonheur différent que pour les sociétés qui se découvriront un jour en quête de sens et de pérennité. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Manfred Max-Neef proposait de réfléchir sur les quatre modalités qui structurent, selon lui, la façon de répondre à nos besoins: l'avoir, le faire, l'être, l'interagir. Quatre variables en interaction, quatre axes sur lesquels, en déplaçant les curseurs, nous pouvons esquisser une nouvelle pluralité des mondes possibles. Encore faut-il que nous cessions de nous représenter l'aventure humaine comme une droite uniquement ordonnée à la croissance des biens matériels. De plus en plus, me semble-t-il, l'Histoire est une exploratrice et le but du chemin est de construire notre humanité. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Impossibles</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/22/impossibles.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-22:1535575</id> <updated>2008-04-22T14:50:43+02:00</updated> <published>2008-04-22T14:45:00+02:00</published>   <category term="Aveuglement" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="anthropologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Ce qui définit le plus sûrement un monde, c'est ce que les citoyens de ce...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Ce qui définit le plus sûrement un monde, c'est ce que les citoyens de ce monde considèrent comme possible ou impossible*. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelqu'effort que nous fassions pour penser &quot;hors de la boîte&quot;, quelque rébellion que nous exprimions par rapport à l'existant, sur l'essentiel nous restons à notre insu sous influence. Cela explique que, tout en visant le changement, nous obtenions toujours plus du même résultat. Les véritables ruptures résultent toujours d'une inversion des pôles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tentons un exercice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etes-vous capable d'imaginer que l'on puisse vivre différemment de l'Occidental moyen d'aujourd'hui sans que ce soit un retour en arrière ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etes-vous capable d'imaginer qu'il y ait des milliers de monnaies dans le monde et que les choses n'en aillent que mieux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Etes-vous capable d'imaginer que l'entreprise - en tant que forme d'organisation - puisse disparaître et que ce ne soit pas une faillite pour l'humanité ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Merci à ceux qui y arriveront de nous faire partager leurs visions!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Cf. Andreu Solé, professeur à HEC, auteur de &lt;em&gt;Créateurs de mondes&lt;/em&gt;. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Aide alimentaire</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/20/aide-alimentaire.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-20:1534065</id> <updated>2008-04-20T17:12:49+02:00</updated> <published>2008-04-21T07:00:00+02:00</published>   <category term="Coups de gueule" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="famines" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="écologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="santé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="justice" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Pincez-moi, je rêve ! Voilà qu'on s'étonne du &quot;bug alimentaire&quot;! Voilà que,...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Pincez-moi, je rêve ! Voilà qu'on s'étonne du &quot;bug alimentaire&quot;! Voilà que, devant les «émeutes de la faim», on en appelle à la générosité des nations les plus riches ! On demande à l’affameur de bien vouloir soustraire quelques miettes à son banquet !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Car c’est nous – vous, moi - qui sommes les affameurs. Alfred Sauvy nous en avait avertis il y a déjà une quarantaine d’années: il faut globalement quatre fois plus de terres, d’énergie et d’eau pour produire des protéines animales – de la viande pour nos assiettes – que pour produire les végétaux comestibles équivalents. Aujourd’hui, de la viande, nous en consommons bien davantage que nous n’en avons besoin. Sans parler du gaspillage qui se retrouve dans nos poubelles. Mais cette gabegie alimentaire n’est qu’une des trois manières dont nous autres, Occidentaux – déjà imités par les Chinois et les Indiens -  affamons la planète. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Notre deuxième façon d'affamer le monde est notre besoin en énergie. Nous avons détruit les économies de proximité. Le moindre de nos repas représente près de 1500 kilomètres d'air et de route. Qu'il s'agisse du travail ou des loisirs, nous avons une bougeotte compulsive: la &quot;mobilité&quot; a remplacé dans notre vénération la Déesse Raison de Robespierre. En prime, nous sommes devenus douillets. Il faut nous chauffer l'hiver et nous refroidir l'été en compensant les effets des édifices inadaptés que notre inconséquence a multipliés. Notre consommation énergétique est ainsi devenue le tonneau des Danaïdes. Alors, le pétrole bon marché, évidemment, se raréfie. Et voilà l'idée géniale des carburants verts, qui vous a en plus un bon petit parfum écolo... Sauf à constater qu'en ce qui concerne les terres cultivables, les biocarburants entrent en compétition avec la production alimentaire. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Enfin - et j’aurais dû commencer par là - pour être moins militaire notre colonialisme n’a pas cessé d’exercer ses ravages. Aux missionnaires et aux armes, il a substitué les &lt;em&gt;corporate citizens&lt;/em&gt; et l’idéologie du progrès ; à la religion et au catéchisme de l’envahisseur, il a substitué les règles d’airain du commerce international. C’est ainsi qu’en chassant les cultures vivrières au profit des cultures d’exportation, nous avons créé les conditions de la famine dans maintes régions du monde. Même la Banque mondiale a dû enfin descendre du socle de ses certitudes et reconnaître l’erreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne retiens qu’une chose: tout être humain a le droit de se nourrir et de nourrir les siens, et cela sans devoir recourir à la charité des autres. Une règle du jeu qui rend cela impossible est inique, de même que les avantages qu'elle nous permet d'en tirer. </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Interview d'un pionnier</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/18/interview-d-un-homme-de-bonne-volonteremy-guillaumot.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-15:1530167</id> <updated>2008-04-15T20:18:21+02:00</updated> <published>2008-04-18T07:00:00+02:00</published>   <category term="Entrepreneurs" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="écologie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement durable" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary>  Rémy, tu as une situation que beaucoup jugeraient enviable: cadre dans une...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> &lt;strong&gt;Rémy, tu as une situation que beaucoup jugeraient enviable: cadre dans une des entreprises françaises parmi les plus renommées. Tu as cependant décidé de changer de vie. Quel est le cheminement qui t'a conduit à faire ce choix?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/media/02/01/4c40074ebede4184c23dad4d9e97e9ea.jpg&quot; id=&quot;media-173986&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;35ad1036735fbecc8565aaefac1b376c.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;Après de nombreuses années de travail dans l'industrie, intégrant l'opportunité de s'ouvrir à l'extérieur, de faire &quot;du réseau&quot;, la relation au travail évolue. Des rencontres stimulent, des interrogations naissent... Je ne peux pas dire que le travail que je fais aujourd'hui ne m'intéresse pas, au contraire. Il manque de quelque chose. Ce que je dis là tient à un tout et revient un peu à répondre à cette question : qu'est-ce qui fait que je m'épanouis dans mon univers ? Le tout dépend bien sûr du travail et de la qualité des relations professionnelles tissées, le sentiment d'évolution personnelle, l'habitat, les relations personnelles, le rapport au monde, la participation à mon échelle aux grands enjeux planétaires... En s'interrogeant sur ces aspects, alors oui, je peux dire qu'il manque quelque chose. Il manque un projet qui structure la vie, un projet de long terme, en rupture avec la vision &quot;court-termiste&quot; du monde dans lequel nous vivons, un projet dans lequel la créativité et la joie seraient partie prenante. Etant d'un naturel optimiste, face à ce constat, il me fallait proposer une initiative mobilisatrice qui puisse répondre à tout ou partie de ces questions. En faisant, ces dernières années, différentes rencontres avec des personnes, des organisations, des projets qui m'ont particulièrement inspiré, naturellement des idées sont apparues. Qu'il s'agisse de Team Academy, de Zeri, de The natural step... et bien sûr de la nature, de nombreuses personnes éclairées ont jalonné un parcours de quête de sens et ont permis d'imaginer le projet &quot;Vous êtes ici&quot;. A plusieurs.&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Un volet fondamental de ton projet est de créer un &quot;territoire durable&quot;: pourquoi ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Lorsqu'il s'agit d'être en phase avec les enjeux écologiques et sociaux de notre époque et de répondre de façon concrète à ces défis, on mesure le décalage entre les discours, les intentions de certains dirigeants politiques ou d'entreprises et les actes. Si, avec nombre de grands évènements parfois portés au plus haut niveau de représentation ou de décision (le rapport de Nicholas Stern, le film d'Al Gore, les enjeux électoraux, le Grenelle de l'environnement...) la prise de conscience de nos concitoyens en matière écologique et sociale s'est accrue, en revanche, les décisions et actions concrètes peinent à voir le jour. Il est pourtant urgent d'agir. Alors qu'est-ce qui nous en empêche ? Quand ces alertes nous mobilisent, les messages de la vie quotidienne (publicité, médias, conversations...) nous détournent de l'action en faisant à très large échelle la promotion de l'économie, de la finance, de la technologie, de la croissance... La nature est ainsi banalisée et petit à petit oubliée de nos actes quotidiens. C'est donc pour contrebalancer ces discours omniprésents que nous avons souhaité créer un projet visant à créer en équipe un territoire durable de référence à l'horizon 2020. C'est la vision que nous souhaitons partager avec les membres et les partenaires du projet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Comment imagines-tu cette vie future ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&quot;Vous êtes ici&quot; est un projet visant à créer un lieu de vie et d'activités économiquement viables, stimulées par le respect réel des enjeux écologiques, proposant des emplois et des relations humaines de qualité et porteurs de sens. Cette vie, je l'imagine joyeuse, dédiée à la conception et à la réalisation en équipe de ce projet. Vouloir entreprendre un tel projet seul ou au sein d'une famille est très honorable. Néanmoins, l'obstacle principal que j'y vois est celui de la motivation. A plusieurs, quand survient une baisse de moral, il y a toujours quelqu'un pour l'enrayer et proposer d'aller de l'avant. L'équipe, le groupe, c'est aussi le lieu de l'échange, de la participation. Mettre en place un tel projet signifie déterminer des règles ensemble : où commencent et où s'arrêtent les limites du groupe au profit de l'individu ? Comment les conflits seront-ils arbitrés ? Comment l'identité du groupe (ce que nous appelons les fondamentaux) évolueront-ils ?...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Quel processus mets-tu en place ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&quot;Vous êtes ici&quot; consiste à se regrouper pour imaginer et construire ce territoire durable. Aujourd'hui, dans la phase de concertation, ni le lieu d'implantation ni les activités ne sont précisés. Nous avons déjà beaucoup d'idées, c'est évident. Mais nous souhaitons auparavant rassembler d'autres membres dans une équipe élargie pour s'approprier et enrichir le projet&lt;br /&gt;
avant de le concrétiser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Que conseillerais-tu à ceux de nos lecteurs qui auraient envie d'en faire autant ?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Nous sommes au tout début du projet, là où tout semble possible. La réalisation d'un projet tel que celui-ci se fait dans la durée. Ce sont essentiellement la ténacité et l'enthousiasme qui nous guident. Croire en ce que l'on fait est indispensable. Communiquer et séduire le sont tout autant. Il me semble primordial de bien expliquer ce que l'on souhaite faire en toute transparence, de savoir dire ce que l'on attend des autres et d'être constant. Par ailleurs, nous souhaitons que ce territoire puisse séduire ses futurs membres, ses partenaires par ses activités et ses relations. Nous n'envisageons par un retour en arrière comme certains l'imaginent lorsqu'on parle d'écologie ; ni la création d'une communauté soixante-huitarde. Nous allons nous servir des outils et connaissances d'aujourd'hui pour créer un mini modèle de société compatible avec un monde qui a changé. Pour ce faire, développer une vision est une chose. La faire partager à d'autres au point qu'elle s'inscrive dans les fondamentaux du projet, qu'elle participe à l'élaboration de sa culture en est une autre. C'est essentiellement le temps qui voit le succès d'une innovation. Et bien sûr la capacité à gérer le changement. Si au départ, beaucoup de personnes ne voient pas le projet concrètement et n'y croient pas, lorsque celui-ci deviendra réalité, la perception évoluera. Et quand, après quelques années, à force de travail et de ténacité le projet sera reconnu, les sceptiques des premiers jours n'existeront plus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous recherchons des co-créateurs motivés !&lt;br /&gt;
Pour participer au projet, donnez votre avis sur le site internet. Si vous voulez rejoindre l'équipe, si vous connaissez des personnes intéressées ou si vous souhaitez accueillir un territoire durable au sein de votre commune, de votre région... contactez-nous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour tout savoir sur les enjeux, les détails du projet ou l'équipe, rendez-vous ici : http://www.vousetesici.com/ </content> </entry>  <entry> <author> <name>Thierry</name> <uri>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/about.html</uri> </author> <title>Au pilori</title> <link rel="alternate" type="text/html" href="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2008/04/16/au-pilori.html" />  <id>tag:indisciplineintellectuelle.blogspirit.com,2008-04-13:1528512</id> <updated>2008-04-13T17:28:02+02:00</updated> <published>2008-04-16T07:00:00+02:00</published>   <category term="Indisciplinés" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#category" />    <category term="société" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="développement personnel" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="santé" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <category term="économie" scheme="http://www.blogspirit.com/ns/types#tag" />  <summary> Au pilori Léon Tolstoï – l’auteur de  Guerre et Paix  – qui prônait la...</summary> <content type="html" xml:base="http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/"> Au pilori Léon Tolstoï – l’auteur de &lt;em&gt;Guerre et Paix&lt;/em&gt; – qui prônait la simplification de la vie quotidienne et la frugalité. Que deviendraient nos industries, nos magasins et nos actionnaires si nous étions assez fous pour l’écouter ? Que deviendraient même les marchés qui se créent sur le développement durable si nous simplifiions notre vie au point de polluer beaucoup moins ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pilori Bernard Ollivier – &lt;em&gt;La vie commence à 60 ans &lt;/em&gt;– qui soutient que si nous nous servions davantage de nos jambes, beaucoup de maux du corps et de l’âme s’évanouiraient. Mais que deviendraient nos médecins, nos cliniques, nos industries automobiles,  pharmaceutiques, diététiques, et que deviendraient les producteurs d’émissions de télé, si nous répondions à son invitation ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pilori Manfred Max-Neef et Patrick Viveret, le premier pour avoir mis en évidence que lorsqu’une mère allaite son enfant elle satisfait simultanément plusieurs de ses besoins, le second pour avoir démontré que cette même femme n’augmente pas le Produit Intérieur Brut et néanmoins joue un rôle important dans l’économie du bonheur. Que deviendraient nos fabricants de lait en poudre, les vaches qui les fournissent, les grossistes et les détaillants, si on les prenait au sérieux tous les deux ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pilori le Mahatma Gandhi qui ne voulait pas faire de l’Inde une économie occidentale et qui, heureusement, n’a pas été suivi. Où achèterions-nous les produits dont les prix soient assez bas pour nous donner l’impression d’élever notre train de vie sans que nous gagnions davantage d’argent ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au pilori Paulo Freire qui nous demande ce qui se passerait si nous découvrions tout soudain que notre façon de vivre est le principal obstacle à l’épanouissement de notre humanité ? </content> </entry>  </feed>