<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?> <?xml-stylesheet type="text/xsl" href="/rss20.xsl" media="screen"?> <rss xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" version="2.0"> <channel> <title>Indiscipline intellectuelle - intelligence_ecologique</title> <description>Thierry Groussin</description> <link>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/intelligence_ecologique/</link> <lastBuildDate>Thu, 22 May 2008 21:53:53 +0200</lastBuildDate> <generator>blogSpirit.com</generator> <copyright>All Rights Reserved</copyright>  <item> <guid isPermaLink="true">http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/12/20/le-systeme.html</guid> <title>Le « système »</title> <link>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/12/20/le-systeme.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Thierry)</author>   <category>Intelligence écologique</category>   <pubDate>Thu, 20 Dec 2007 07:00:00 +0100</pubDate> <description> Dans sa chronique sur Internet*, un médecin américain, le Dr Joseph Mercola, dénonce la généralisation abusive du traitement des problèmes psychologiques par des substances chimiques. Il cite quelques exemples dont celui des « addicts du shopping ». L’un des cas évoqués est celui d’un homme qui avait acheté cinquante-cinq appareils photo ! Eh ! bien, plus besoin d’essayer d’être un peu « maître en sa demeure » : le &lt;em&gt;Citalopram&lt;/em&gt;, un médicament miracle, supprime l’addiction ! Quelques dommages collatéraux tout de même : par exemple la chute de la libido – coïncidence qui donnerait sûrement à dire à quelques psychanalystes de ma connaissance ! Mais, pour pallier cet inconvénient, d’autres substances sont disponibles. Ce que le marchand d’appareils photo va perdre, le pharmacien et ses fournisseurs le récupèrent déjà ! &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela me rappelle un article sur l’obésité aux Etats-Unis, publié il y a quelques années par Futuribles. L’auteur y traitait ce phénomène comme une pandémie pernicieuse et, évidemment, on peut partager son point de vue. Si, cependant, on y regarde de plus près, tous les obèses américains devraient recevoir une médaille de bon citoyen, et la France, pour relancer la croissance, devrait encourager l'enveloppe adipeuse. Car, si l’économie d’un pays, si le marché de l’emploi, le capital et les revenus des actionnaires se maintiennent ou se développent, c’est en grande partie grâce à ceux qui la cultivent avec assiduité. L'obèse, le démontrait l'auteur de l'article, est le résultat de facteurs combinés. Or, derrière chacun de ces facteurs il y a des secteurs industriels.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’abord, dès qu’ils se nourrissent, il est clair que les obèses engraissent du même coup et généreusement les fabricants d’aliments industriels. En prenant leur voiture au lieu de marcher, ils font le bonheur des constructeurs automobiles, des marchands de carburant et des assureurs. Simultanément, en restant devant la télévision, ils justifient le prix des temps d’antenne, les salaires des publicitaires et les commissions des &lt;em&gt;media planners&lt;/em&gt;. Et, comme on ne peut pas mettre que de la publicité dans les programmes télévisés, ils permettent également à quelques studios et à leur personnel de prospérer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mais – et là, cela devient du grand art - que voient-ils à la télévision ? Des hommes et des femmes à rendre jaloux les statues de Praxitèle. Nos obèses se regardent dans la glace, leur mal-être tourne à la honte et, de la honte au dégoût, vire finalement au désespoir. En outre, si on est seul et qu’on rêve de ne plus l’être, comment, dissimulé sous cette masse graisseuse, séduire une âme-soeur qu’on imagine évidemment plus proche des acteurs de feuilleton que du yéti? Nos obèses deviennent alors sensibles à des publicités qu’ils n’avaient jusque là que négligemment remarquées. Ces clips vont leur vendre l’idée que le miracle est à portée de main. Par exemple : les aliments diététiques – moins riches en tout mais plus chers quand même! Ou alors, un jour ou l’autre, dans un de leurs feuilletons favoris, ils vont voir leurs héros se défoncer dans une salle de fitness. Ce qui nécessite, évidemment, une dépense accessoire, car il y a un uniforme assorti à cette activité. Si la gymnastique se révèle déjà trop dure ou si les progrès sont trop lents, voici les laboratoires pharmaceutiques avec leurs solutions faciles, et, en dernière extrémité, avec un peu d’argent, les cliniques spécialisées dans la liposucion. Enfin, atteints de mort précoce après des complications intéressantes pour le secteur médical, les obèses rendent l'âme non sans avoir accéléré les rentrées des agences de pompes funèbres (puisqu'ils quittent ce monde plus tôt que la moyenne de leurs semblables).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maintenant, imaginez l’inverse. Ces hommes et ces femmes - qui se comptent par dizaines de millions - comprennent les sources de leurs dépendances, vivent plus sainement, mangent moins et différemment, laissent de temps en temps leurs postes de télévision éteints et leurs voitures au garage…  Vous voyez les flux monétaires que cela détourne ? Vous voyez les moulins qui vont manquer d’eau ? Vous imaginez la chute du PNB ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors, vous croyez vraiment que le système peut vouloir notre bonheur et notre santé ? N’a-t-il pas besoin au contraire que nous n’ayons ni l’un ni l’autre pour pouvoir nous les promettre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* http://www.mercola.com/ </description>  </item>  <item> <guid isPermaLink="true">http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/12/11/interview-de-dominique-viel.html</guid> <title>Interview de Dominique Viel*</title> <link>http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/2007/12/11/interview-de-dominique-viel.html</link> <author>noreply@blogspirit.com (Thierry)</author>   <category>Intelligence écologique</category>   <pubDate>Sat, 15 Dec 2007 07:00:00 +0100</pubDate> <description> &lt;em&gt;&lt;em&gt;Dominique, dans le numéro spécial de Nature Echo Magazine** où tu te retrouves au milieu d’une douzaine d'autres experts des enjeux écologiques dont Hubert Reeves, tu abordes trois menaces écologiques peu ou pas connues du grand public. Quelles sont-elles ?&lt;/em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le « plastique boomerang »&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;img src=&quot;http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/media/00/00/7ab7d2d19177a1687a405f9819532096.jpg&quot; id=&quot;media-102310&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;e68a6ff26b6eafddf14878a456d39d8f.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;La première est celle du &quot;plastique boomerang&quot;. En effet, le plastique non recyclé (on ne recycle que quelques % de la masse des plastiques utilisés), non incinéré ni mis en décharge, se retrouve en fin de parcours dans la mer, où il est à l'origine de dégâts considérables : mort des poissons, mammifères marins, oiseaux, par étouffement, empoisonnement, etc. Ensuite, à travers la chaîne alimentaire, les molécules de plastique, qui se sont éventuellement liées à d'autres substances chimiques toxiques, arrivent dans notre assiette et là, elles jouent sur notre fertilité et notre immunité. Elles pourraient même être l'un des facteurs de l'épidémie d'obésité!&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;L’épuisement de matières rares&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La deuxième menace vient des matières premières minérales, qui sont en quantité finie sur la planète. Certaines d'entre elles, essentielles au fonctionnement de la civilisation moderne, sont en risque de ne plus être exploitables à des coûts acceptables, ou d'être inacessibles du fait de conflits géo-politiques, comme cela a déjà été le cas à plusieurs reprises en Afrique. Il s'agit par exemple de l'indium, du gallium, du rhodium, du tantale, du platine... qui rentrent dans la composition, dans le désordre, des pots catalytiques, des écrans plats, des cellules photovoltaïques, des téléphones portables, etc.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Un obscur nuage&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
La troisième menace est un obscur nuage, de 3 km d'épaisseur et de 10 millions de km² de surface, qui, au gré des moussons, plane sur l'Asie du Sud ou sur l'Océan Indien. Ce nuage est composé notamment de particules de suie, d'ozone, de sulfates et de nitrates, issus de brûlis agricoles, de la combustion du bois de feu, des transports, des activités industrielles. Il a un double effet sur le climat : globalement il refroidit l'atmosphère en y renvoyant le rayonnement solaire, régionalement au contraire il réchauffe, au point qu'il pourrait être l'un des facteurs de la fonte des glaciers de l'Himalaya. Ce nuage n'est pas seul, il a des frères, comme le nuage noir d'Athènes et bien d'autres. Mais le pire serait le nuage que produirait une explosion nucléaire : les conséquences seraient au moins comparables à l'explosion du volcan du Mont Tambora en Indonésie en 1815, qui avait été suivie d'une année sans été, déclenchant la pire famine du XIXème siècle.      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* Dominique Viel est ancienne élève de l'ENA, chef de la mission de contrôle &quot;Ecologie et développement durable&quot; au Ministère de l'Economie et des finances, cofondatrice de The Co-Evolution Project et auteur de &quot;Ecologie de l'Apocalypse&quot; (éditions Ellipses, 2006). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
** Echo Nature magazine, numéro hors série de décembre 2007. L'article s'intitule &quot;Trois menaces sur la planète dont on ne parle pas&quot;. </description>  </item>  </channel> </rss> 