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28/10/2007

Prendre la route

"J’aime beaucoup prendre la route, et plus encore quand c’est pour des lieux inconnus.

J’aime le voyage en tant que tel. J’aime le train, l’avion, tous ces lieux de passage, gares, aéroports, même les aires d’autoroute! Et puis tous ces Café du Commerce, ou des Sports, avec le panneau ringard pour la bière Jupiler, à l’apparence minable, où l’on s’arrête prendre un café au cours d’un voyage.

Un de mes fantasmes, c’est de frapper, les yeux fermés, sur le clavier d’un GPS –bien sûr il faudrait que j’en aie un d’abord!- et me laisser guider sans savoir où il m’emmène."


Amparo Muñoz Alaman

26/10/2007

Un vrai hiver ?

Depuis quelque temps, je trouvais les petits matins bien frisquets . Une amie qui a gardé le contact avec la nature et ses signes me dit que les oies migratrices sont parties un mois plus tôt que d'habitude et que les oignons sont durs de la pelure. Présages, selon elle, d'un vrai hiver. Le Grenelle de l'écologie et "Le jour d'après" ?

25/10/2007

Harry Potter

Belle histoire que celle de J.K. Rowlings. On peut aujourd'hui expliquer pourquoi Harry Potter a rencontré un tel succès, il n'empêche que l'auteure elle-même n'aurait pas osé en faire la promesse à son éditeur. Le coup de génie aujourd'hui c'est de cristalliser une attente en suspension dans l'air du temps, présente un peu partout et cependant invisible. C'est un effet de rencontre et ce n'est pas valable que pour la littérature. On peut se prendre à rêver d'un phénomène identique dans d'autres domaines... Ce qui est sûr, c'est qu'on n'atteint pas ce genre de triomphe en scrutant les tableaux de bord et en se fiant aux business plans. Spéculer, modéliser, remplir des tableaux excel est hors de propos.

Pour en revenir aux raisons du succès, il ne tient pas à mon sens qu'à l'écriture. Je me souviens d'un entretien avec Marck Luycks, un ancien de la cellule de prospective de Jacques Delors à Bruxelles, qui y voyait le rejet croissant d'une société qui s'est emprisonnée elle-même dans ses procédures, ses égoïsmes, sa courte vue, son refus de rêver et de se vivre en humanité.

Oui, on peut se prendre à rêver d'un Harry Potter qui, avec sa baguette magique, viendrait à s'intéresser à nos institutions, à nos entreprises, à nos systèmes économiques et à nos façons de vivre et de faire société...