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03/02/2024

Créer du manque

Tous les efforts de notre espèce, depuis la nuit des temps, tendent à combler les manques qu’elle ressent, qu’ils soient matériels ou psychologiques. Il en est de même pour nous tout au long de notre vie personnelle.  Alors, pourquoi proposer de créer du manque ?

Le manque est ce qui nous fait bouger et éventuellement réfléchir. Le manque de sécurité, de lumière, de chaleur, nous a fait inventer le feu. Encore faut-il prêter l’oreille au manque. Y a-t-il de la place, dans nos vies, et singulièrement dans une vie qui comme beaucoup aspire à une bifurcation, pour accueillir un manque qui pourrait être créateur ? 

Créer du manque nécessite de créer du vide. Si nous pouvons estimer que notre vie est vide sur certains plans, par exemple que nous avons un bullshit job, en revanche notre temps est loin de l’être et nous faisons d’ailleurs de notre mieux pour n’y pas laisser d’interstices. Parmi d’autres habitudes -  et avec les meilleures raisons du monde - les smartphones illustrent notre horreur du vide. Ils occupent davantage notre attention que le visage de nos semblables et les paysages de notre vie, et ils s’insinuent sournoisement dans nos occasions de recueillement ou de convivialité, créant et élargissant des fissures dans notre présence au monde, aux autres et à nous-même. On dirait d’ingénieux animaux se nourrissant de l’attention humaine, qui nous apprivoisent et se glissent dans le moindre entrebâillement de notre "temps de cerveau disponible". D’évidence, ils représentent une réponse à des besoins que nous ressentons. Selon l'économiste chilien Manfred Max-Neef(1932-2019), nos sociétés sont le produit des réponses que nous donnons à nos besoins. Ces réponses peuvent être justes, mais il y a aussi ce qu’il appelle des « pseudo-réponses », des réponses inhibitrices et des réponses destructrices, et, évidemment, toutes ont leur impact d’abord sur nous-mêmes, individuellement et collectivement, puis sur notre société*. 

On peut essayer d’esquisser cet impact s’agissant du smartphone. D’abord, l’achat et l’utilisation du smartphone dessinent une économie, celle des transferts de richesse vers le modèle capitaliste, avec les effets sociaux et écologiques de leur fabrication et les conséquences politiques résultant de l’accumulation considérable entre quelques mains du pouvoir que donne l’argent. Si je regarde maintenant les contenus que l’ustensile me propose, je vois qu’il est le véhicule de modes, d’injonctions et de stimulations orientées. Il est aussi, comme on peut le voir sur les réseaux sociaux auxquels il donne accès, le diffuseur d’émotions plus ou moins saines. Il est devenu l’un des principaux réseaux de distribution des producteurs du « médiavers »**, cette bulle artificielle qui nous entoure, qui se surajoute au monde réel et parfois le travestit. 

Ensuite, quand je lève les yeux de son écran et regarde autour de moi, je vois des corps proches mais des esprits éloignés les uns des autres par l’objet de leur attention. Au delà de cette observation immédiate, j'appréhende une société qui est davantage une juxtaposition d’individus qu’une communauté, où l'on a de plus en plus de mal à sortir de son quant-à-soi et où on est plus à l'aise à converser avec les ombres croisées sur le Net. Je vois aussi une population pour laquelle participer - l’un des dix besoins énoncés par Manfred Max-Neef -  se réduit à des « clicks » au détriment de l’interaction réelle et du « terrain ». Je vois également que la transmission de la mémoire est retirée aux vivants pour être laissée à un système opaque: les recettes de cuisine en sont un exemple, qui ne passent plus de la grand-mère au petit-fils. Pour en revenir au thème de ce billet, je vois le pompage - et l’orientation - de notre attention, qui fait de nous des absents des lieux où nous pourrions faire des choses réellement concrètes. 

Imaginons quelqu’un qui se libère d’une addiction qui lui coûte par exemple 300 euros par mois. Cela doit représenter approximativement la consommation d’un paquet de cigarettes par jour. Que va-t-il pouvoir faire avec cette somme ? Quels sont les nouveaux possibles, les nouvelles expériences, qu’il pourra faire entrer dans sa vie ? Supposons maintenant que, pendant huit jours, un mois, six mois ou une durée indéterminée, vous n’ayez plus l’accès à l’univers qui vous est proposé en ligne. Soit vous n'avez plus de smartphone, soit vous n'avez plus les accès, peu importe la cause: le résultat est du temps libéré. Voilà qui créerait un vide. Qu'en feriez-vous ?

 

"C'est par le vide que le plein se révèle." 

 

* Je donne un cours mensuel à l'Association Philotechnique de Paris où je fais une adaptation de la pensée de Manfred Max-Neef à notre situation en Europe. 

** Néologisme forgé par le philosophe Alexis Haupt sur les mots "univers" et "médias": univers construit par les médias. C'est une transposition de la caverne de Platon. 

 

18/01/2024

Fécondons l’avenir !

 

Au XIXème siècle, les personnes qui connaissent des difficultés financières n’ont d’autre choix qu’aller frapper à la porte des usuriers. En raison d’intérêts excessifs, le remboursement de la dette est laborieux, l’appauvrissement, la faillite et la spoliation sont souvent au rendez-vous. En Rhénanie, à l’initiative d’un bourgmestre, Frédéric-Guillaume Raiffeisen (1818-1888), un groupe de villageois se réunit, qui décident de mettre de leur épargne en commun afin d’accorder des prêts à un taux honnête aux citoyens impécunieux. Des agriculteurs peuvent ainsi acquérir un lopin de terre, des éleveurs augmenter leur cheptel, des artisans s’installer et de nombreuses familles améliorer leur situation. C’est l’enclenchement d’un processus d’émancipation. L’initiative fait florès et se multiplie rapidement. Elle s’étendra au point d’engendrer quelques-unes des principales banques qui existent aujourd’hui:  en France le Crédit agricole et le Crédit mutuel, en Allemagne la Raiffeisen Bank, en Suisse les Caisses Raiffeisen, au Québec les Caisses Desjardins, en Hollande la Rabobank, en Belgique la C.E.R.A. et à travers le monde d'innombrables banques coopératives. Au départ, il n’y a eu que la réunion d’une poignée de braves gens soucieux du bien commun.  

 

Dans une précédente chronique, j’ai brossé le fonctionnement du monde dont nous devons nous émanciper. C’est un monde dangereux à plusieurs titre, mais, fondamentalement, parce qu’une élite - sans nous consulter - s’est fait une représentation de l’avenir souhaitable et a la prétention de mettre en oeuvre une gestion parfaite de la planète et de sa population. Cet objectif de perfection, aidé de l’intelligence artificielle et de l’omniprésence numérique, nous met inéluctablement sur la voie du totalitarisme. Cela signifie que nous devrons bientôt abdiquer les capacités créatrices et le besoin de sens qui, depuis l’émergence de la conscience, sont les voies d’épanouissement de notre espèce, que nous devrons nous en remettre pour tout à une organisation imposée. C’est la dépossession de nous-mêmes dont nous avons eu un échantillon avec la gestion de la « crise sanitaire », je n’y reviendrai pas.

 

Ce qui nous aliène au système, ce ne sont pas nos besoins mais les solutions qu’il leur donne et que nous adoptons faute d’autres options. Par nos choix au long du temps, nous sommes les créateurs de cette situation: grâce à l’enrichissement que nous lui avons procuré, le système  s’est émancipé. Aujourd’hui, dans de nombreux domaines, il nous domine et entretient notre dépendance. Représente-t-il pour autant désormais la seule façon que nous avons de satisfaire nos besoins ? Assurément non. La clé de notre avenir réside dans la manière dont dès maintenant nous nous engageons - comme Raiffeisen - dans l’invention et l’expérimentation de solutions nouvelles. C’est ainsi que l’on féconde l’avenir.

 

Une approche nécessairement globale, systémique et heuristique

 

Il y a beaucoup de personnes et de groupes, un peu partout, qui font déjà dans ce sens un travail remarquable. La plupart me semble concentrée sur la question de la nourriture qui est indéniablement vitale: « primum vivere ». Il y a par exemple tous ceux qui - à travers ou non le prisme survivaliste - promeuvent l’autonomie alimentaire locale, le jardinage, la permaculture, les potagers collectifs. Je remarque aussi des initiatives autour de la santé avec la recherche de solutions alternatives passant sous les radars de BigPharma et de ses complices. Ce que je propose est, dans le même esprit, d’engager une démarche globale: prendre avec méthode l’ensemble de nos besoins fondamentaux, observer comment nous les satisfaisons actuellement, comment ils interagissent, quels risques ou insuffisances comportent nos solutions actuelles, afin quand cela s’avère nécessaire d’ouvrir d’autres voies. 

 

Par rapport à l’objectif d’une telle reconstruction sociale, économique et même anthropologique, depuis une trentaine d’années que je l’ai découverte (1) je n’ai pas trouvé de meilleure modélisation de nos besoins fondamentaux que celle de l’économiste chilien Manfred Max-Neef (1932-2019). Je la trouve particulièrement pertinente en ce qu’à l’instar d’une planche anatomique des méridiens et des points d’acupuncture, elle cartographie un système et désigne les points d’où l’on peut le faire évoluer. 

 

Selon Manfred Max-Neef, les êtres humains, quelles que soient leur race ou leur culture, ont en commun neuf besoins fondamentaux : de subsistance, de relations affectives, de sécurité, de compréhension, de participation, de loisir, d’identité, de liberté et d’exercice de leurs capacités créatrices. Plus tard, il a jugé nécessaire de rajouter à son système un dixième besoin: le besoin spirituel ou besoin de sens. Ce qui fait la différence entre les sociétés et les civilisations, c’est la manière de hiérarchiser ces besoins et de les satisfaire. En complément à cette notion de hiérarchisation, Max-Neef a aussi recensé quatre modalités de satisfaction et cinq types de solutions. 

 

Les quatre modalités sont le faire, l’avoir, l’être et l’interagir. Nous pouvons par exemple satisfaire nos besoins alimentaires en cultivant notre jardin (faire), en achetant notre nourriture (avoir), en prêtant à d’autres jardiniers des parcelles que nous n’avons pas la possibilité ou l’envie de cultiver nous-mêmes (interagir). Nous pouvons aussi choisir la « sobriété heureuse » de Pierre Rabhi ou la frugalité du moine bouddhiste (être). Autre exemple: si j’observe mon besoin de sécurité, je peux travailler sur mes peurs (être), déléguer ma protection à une autorité extérieure (avoir), me protéger moi-même, seul ou dans le partage (faire et interagir). Au surplus, tous nos besoins sont en interaction: des « transactions » peuvent se faire entre eux, quand par exemple une personne renonce à sa liberté en échange de protection. 

 

Quant aux solutions, elles peuvent être destructrices, inadaptées, inhibitrices, univoques ou synergiques. Une solution est destructrice quand, pour répondre à un besoin, elle détruit les moyens de répondre à un autre besoin: par exemple, le bétonnage d’un terrain maraîcher afin de construire des logements. Elle est inadaptée si elle apaise un symptôme sans traiter la cause: l’abus de l’alcool pour lutter contre l’angoisse. Elle est inhibitrice, quand la satisfaction d’un besoin empêche la satisfaction d’un autre: les parents qui répondent au besoin de sécurité de l’enfant mais en étant protecteurs à l’excès étouffent son aspiration et son aptitude à la liberté. La réponse est univoque quand elle satisfait un seul besoin. Enfin, elle est synergique quand elle permet d’en satisfaire plusieurs à la fois. Autant dire tout de suite que cette dernière est particulièrement intéressante. Je vais en donner une illustration. 

 

Il s’agit d’une cité qui se trouve à Valence, dans la Drôme (2). Au départ, y cohabitent dans une méfiance réciproque une cinquantaine de nationalités différentes. Ces familles déracinées ne se sont pas ré-enracinées. Aussi, peu leur importe le lieu où elles ont échoué: on abandonne dans la cour le vieux réfrigérateur, on jette les ordures par la fenêtre, les rodéos de mobylettes détruisent des espaces qui n’ont pas eu le temps d’être verts, les dealers commencent à ouvrir leur petit commerce. Ce qui va faire basculer cette situation est la réponse favorable de la mairie à la demande de transformer en jardins potagers les espaces au pied des immeubles. Cette demande provient d’un besoin: celui de familles miséreuses d’améliorer leur ordinaire. Or, à partir de là, les habitants vont s’approprier leur lieu de vie. Ils vont se reconnaître mutuellement à travers l’activité de jardinage qu’ils pratiquent. Des relations d’entraide se noueront naturellement. On ne délèguera plus à la police l’évacuation des deux-roues qui viendraient faire du rodéo sur les cultures. Les sauvant du naufrage de l’oisiveté, d’une solitude farouche et d’une posture victimaire passive, le jardinage ne va pas seulement les aider à mieux se nourrir, il va les rendre plus heureux d’eux-mêmes et leur permettre de manifester leur sociabilité. Dans la classification de Max-Neef on peut dire que la création de ces potagers est une réponse synergique. 

 

Les choix que fait ainsi une population façonnent en retour les êtres humains qui la composent et leurs modes de sociabilité. C’est un engendrement réciproque qui illustre le principe de récursivité d’Edgar Morin. Une population au sein de laquelle la modalité de l’avoir prédomine produit des individualistes à la recherche permanente des moyens d’avoir ce qu’elle convoite. J’ai besoin de quelque chose, je l’achète, je la paye, je suis quitte. Je ne suis pas obligé de développer des compétences relationnelles, d’être partie prenante au sein d’une construction collective, puisque le fait de payer me libère de toute dette sociale et même de tout souci de l’autre. On peut parler d’une addition d’intérêts égocentriques, mais pas d’une société. En revanche, si les solutions choisies donnent une certaine place à l’interagir, on aura un développement de la sociabilité. Cela ne signifie aucunement que tout le monde deviendra beau et gentil: vivre en société suppose des frottements à gérer, des comportements à développer et des régulations à respecter. 

 

Le processus de la réussite

 

Pour féconder l’avenir, il convient de mettre en route un processus conjuguant méthode, créativité et expérimentation. La première étape est, comme l’a fait Raiffeisen, de réunir une poignée de braves gens qui ont tout simplement envie que les choses aillent mieux et qui s’embarquent délibérément dans une démarche heuristique. Il est nécessaire que ce soit un groupe et un groupe local. Un groupe, parce l’intelligence et la créativité collectives qui se frottent au réel seront toujours supérieures à celles d’un individu qui compile des informations dans son bureau. Un groupe localement enraciné, parce qu’il ne s’agit pas seulement d’imaginer, il s’agit de mettre en oeuvre dans un environnement bien réel, d’avancer au rythme de l’expérimentation et de ses résultats - la démarche heuristique. Les membres d’un tel groupe ne sont pas des consultants chargés de produire des recommandations: ils sont les solutions qui s’incarnent. 

 

Après Frédéric-Guillaume Raiffeisen et Manfred Max-Neef, je voudrais inviter un autre de mes inspirateurs: Stephan A. Schwartz.  Ecrivain, chercheur, aventurier, philosophe, auteur et producteur de documentaires, Schwartz a consacré une partie de sa vie à comprendre comment un petit nombre de personnes parvenait dans certains cas à changer l’histoire. Il a d’abord constaté que les politiques brutales et coercitives n’ont pas de résultats durables. En revanche, en observant les mouvements qui ont réussi, il a décelé ce qu’il appelle « les huit lois pour obtenir des changements positifs et durables dans le monde » (3). En voici un aperçu. 

1. La personne et le groupe doivent porter un vrai dessein. 

Il ne s’agit pas d’avoir une idée molle ou un consensus intellectuel. Il faut qu’il y ait un véritable désir, profondément partagé, un engagement que l’on assumera dans la durée. 

2. Les personnes et le groupe peuvent avoir des objectifs, mais les résultats ne doivent pas les obséder. 

Il faut s’entendre sur les finalités, mais il faut écarter un engagement qui serait fondé sur des solutions préconçues qui créeraient des concurrences au sein du groupe et dont la mise en oeuvre ne tiendrait pas compte de la situation telle qu’elle va se découvrir et évoluer. Il convient de laisser aux solutions la possibilité d’émerger au fur et à mesure que l’on avance. C’est dans ce sens que j’ai évoqué une démarche « heuristique ». 

3. Chaque personne au sein du groupe doit accepter que les objectifs puissent ne pas être atteints au cours de son existence et être à l’aise avec cela. 

Le système dont nous voulons nous émanciper a mis des décennies à s’installer. C’est une sédimentation. Il a en outre la puissance que donne la concentration de richesse. Si nous pouvons espérer un « effet papillon », un basculement, acceptons que l’histoire puisse également être longue et requérir notre constance. Or, les personnes pressées de voir des résultats peuvent être tentées de s’engager dans des stratégies dominatrices pour parvenir à leurs fins. Elles fragiliseront le résultat final en éveillant des forces de rappel et en stimulant l’énergie des oppositions. Il faut accepter l’idée que l’on engage une action qui dépasse l’horizon de notre vie personnelle, que le processus consiste à laisser sur la planète une trace qui sensibilisera d’autres esprits jusqu’à ce que la situation, au moment où elle est mûre, bascule. 

4. Chaque personne au sein du groupe doit accepter que ce qu’elle fait puisse ne lui apporter aucune reconnaissance et être parfaitement à l’aise avec cela. 

Chacun peut penser sincèrement qu’il est désintéressé. Mais, quand on a l’occasion d’animer de nombreux groupes, on se rend compte que ce n’est pas si facile. Être apprécié, reconnu pour ce qu’on dit ou fait est un ressort humain tellement profond que c’en est de l’ordre d’un réflexe qui peut nous conduire, si nous n’y veillons, à s’attribuer tout le mérite. 

5. Chaque personne, y compris dans le respect de la hiérarchie des rôle au sein de l’organisation, doit, quels que soient son sexe, sa religion, sa race ou sa culture, jouir d’une égalité fondamentale avec les autres. 

On crée une association sans but lucratif et, tout de suite - et c’est normal - il faut s’organiser, attribuer des rôles, se doter d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier, etc. Mais, au delà de ces rôles, le respect de l’égalité de chacun doit être assuré. Ce n’est pas facile non plus. 

6. Chaque membre du groupe doit exclure la violence, qu’elle soit en pensée, en acte ou en parole. 

L’écrivain américain Henry David Thoreau vivait sobrement et pacifiquement au coeur de la nature, au bord de l’eau. Il a écrit des livres magnifiques et notamment il a publié en 1849 « La désobéissance civile ». Ce livre est donné comme étant à l’origine du concept de non-violence et serait la lecture qui a inspiré Gandhi.

7. Mettre en cohérence les comportements privés et les postures publiques. 

La dissonance entre les comportements privés et le message que l’on veut transmettre finit par décrédibiliser le message. A l’inverse, la cohérence donne de la puissance au message. 

8. Pour les individus comme pour les groupes, agir avec intégrité. 

Quand on a des choix à faire - et on a en général beaucoup plus de choix possibles qu’on ne pense - et même s’il n’y a pas de choix parfait - privilégier systématiquement l’option qui affirme et respecte la vie. Jusque dans les petites choses. 

 

Invitation à féconder l’avenir 

 

Convaincu que nous devons et pouvons féconder l’avenir, je me suis donné aujourd’hui la mission de promouvoir les démarches que je viens d’évoquer. Dans un premier temps, je suis à la disposition de toute « poignée de braves gens » qui aimerait approfondir au cours d’un échange amical les sujets abordés dans cet article. Je le suis également de tous ceux qui voudraient aller plus loin, initier une démarche et être plus ou moins accompagnés*. J’envisage aussi, en fonction des retours que j’aurai, de créer une formation pour ceux qui voudraient devenir les initiateurs de ces démarches. 

 

*Pour me joindre, cliquer sur « Me contacter » en haut à droite de la page et me laisser un message. 

 

(1) Grâce à mon ami Laurent Marbacher que je remercie ici de cela. 

(2) Cf. Béatrice Barras, Une cité aux mains fertiles, éditions REPAS, 2019. 

(3) http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/apps/m/a...

01/01/2024

Je vous souhaite...

« Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir.
Et l’envie furieuse d’en réaliser quelques-uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer,
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil,
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir
Je vous souhaite de résister à l’enlisement,
à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux,
car le bonheur est notre destin véritable. »

Voeux de Jacques Brel le 1er janvier 1968.