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01/01/2019

Et si, en 2019, vous passiez de l’adaptation en souffrance à la dynamique de l’évolution ?


 
 
Que diriez-vous si 2019 devenait votre année de renaissance ou de ré-épanouissement ?
 
La clé de l’un de nos épanouissements est l’alliance de nos capacités avec nos passions. En ce qui me concerne, j’ai mis des années, parfois de galère, à discerner de quelle manière je pouvais atteindre cette harmonie. C’est une sorte de chemin initiatique sur lequel chacun d’entre nous avance à sa vitesse et en fonction des circonstances.

 

 Souvent, c’est notre environnement qui, en se transformant, ne nous procure plus la satisfaction de nos besoins fondamentaux. Nous sommes alors aiguillonnés par l’inconfort quand ce n’est pas l’instinct de survie.


 Mais, de toute façon, du fait même que nous avançons, nous nous transformons aussi. Quels que soient nos accomplissements, et même grâce à eux, de nouveaux intérêts peuvent venir bousculer les anciens tandis qu’une connaissance plus profonde de nous-même attise discrètement d’autres rêves.

 

 Difficulté: entre temps, nous nous sommes installés.

 

 Alors, nous hésitons à raviver l’alliance étouffée. Par lassitude, routine, peur ou aveuglement. Souvent sous la pression d'un milieu ambiant raisonnable qui ne manque pas de nous rappeler ce qui est bon, pertinent, appréciable. Après tout, nos talents, notre intelligence et notre volonté ne nous permettent-ils pas de nous adapter, de durer - pour ne pas dire « endurer » - et même, du moins jusqu’à l’usure dangereuse, de rester performant ?


 
Nous sommes nombreux, je le crois, à vivre à un moment ou l’autre de notre existence cette forme d’adaptation extérieurement confortable. Mais essayez de parler autour de vous de ce que vous ressentez. « De quoi te plains-tu ? A notre époque ! Tu as un job, de l’argent, la sécurité… »

 

 Comment avouer que cette adaptation « réussie » nous laisse un goût de cendre ? Qu’elle a pour prix un renoncement. Un renoncement à quoi d’ailleurs ? Souvent, nous ne saurions même pas le dire. Car c’est tout juste si nous n’avons pas honte de ressentir ce que nous ressentons. Alors, aller creuser derrière la honte… Au mieux, nous nous trouvons des accommodements. A côté de l’essentiel. Ailleurs. Et, de reculs en reculs, la vie passe.


 Dans la mesure où vous vous reconnaissez peu ou prou dans les lignes qui précèdent, pourquoi ne feriez-vous pas de votre année 2019 quelque chose de meilleur pour vous ?


 J’ai évoqué ma propre expérience. J’ai eu en charge, pendant près de vingt ans, la formation des dirigeants au sein d’une entreprise française coopérative de premier plan. Un métier passionnant où j’ai pu, dans le droit fil de mes valeurs, réaliser une partie de ce qu’il y a en moi de créativité et de goût du partage. Mais j’avais commencé ma vie professionnelle bien loin de là. Cela, par suite d’un concours de circonstances où ce qui joua le rôle principal fut mon ignorance de qui j’étais vraiment et de ce que j’aurais pu faire d’autre. D’évidence, cette première activité n’était pas pour moi, mais j’ai mis des années à découvrir que je pouvais faire autre chose. Ce fut une expérience qui me coûta cher, très cher. Sur le plan financier, car, on a beau se forcer, il vient un moment où l’on n’arrive même plus à assurer une performance minimale. Mais surtout sur le plan psychologique: l’image de soi que l’on se forge au creuset de l’échec peut être destructrice. Sur le plan de la santé, j’ai frôlé la catastrophe. Il me fallut une rencontre providentielle.

 

 Depuis lors, je me suis intéressé de très près aux processus - tant intérieurs qu’extérieurs - qui nous dépossèdent de nous-même et à ceux qui, à l’inverse, peuvent nous libérer. Je me suis demandé ce qui aurait pu m’aider à abréger mon purgatoire. J’ai beaucoup observé, beaucoup lu, beaucoup réfléchi. Je suis arrivé à une certaine compréhension qui m’a donné envie de tendre la main à ceux qui pourraient être en souffrance comme je l’ai été.

 

 C’est ainsi que j’en suis arrivé à concevoir mon parcours Constellations. J'y ai mis la somme de mon expérience et de mes réflexions. Je l’ai fait pour tous ceux qui, comme moi, à un moment donné, ne se reconnaissent plus trop dans leur vie et ont besoin de faire un pas de côté. Sans forcer. Sans rien casser. Sans prendre de risque. En douceur.

 

 J’ai une invitation pour vous, gratuite et sans engagement.

 

Je vous propose de participer à la « session de découverte » de Constellations que j’organise à Paris, le vendredi 1er février, de 14 heures à 17 heures 30.

 

Ce sera comme une dégustation. Pendant une heure et demie, vous vous trouverez dans la situation de quelqu’un qui s’est engagé dans ce parcours. (Vous aurez même reçu quelques jours avant, à titre confidentiel, un document pour vous préparer.) Ensuite, cette dégustation faite, vous pourrez poser toutes les questions que vous voulez.

Si vous êtes intéressé(e), un petit mail à thygr@wanadoo.fr.

En attendant, veuillez accepter mes meilleurs voeux !

Thierry Groussin.
 
PS:

1/ Si vous voulez d’abord en savoir davantage, soit par écrit, soit au téléphone, j’essaierai de satisfaire votre curiosité !

2/ Si vous connaissez quelqu'un que cette information pourrait intéresser, faites suivre sans hésiter !

04/12/2018

L'art du questionnement

Un excellent article de mon ami Jean-Marc Sauret, qui semble avoir été écrit pour décrire les questionnements de mon parcours Constellations (déjà évoqué sur ce blog):

https://jmsauret-managerconseil.blogspot.com/2018/12/la-maieutique-ou-lart-du-questionnement.htmlhttps://jmsauret-managerconseil.blogspot.com/2018/12/la-m...

 

30/11/2018

Comment produire des changements positifs et durables dans le monde ?

 

(Extrait d’une interview de Dominique Viel)

 


Je vais partir des observations faites par Stephan Schwartz. C’est un Américain. Dans sa jeunesse, il a participé à des marches contre la guerre du Viet-nam et en faveur des droits civiques. Il a toujours été passionné par la question des changements de société et il a fait des recherches universitaires sur tous les changements sociaux importants pour mieux en comprendre les processus. Ses observations générales ainsi que ce qu’il a appelé les « lois du changement » sont regroupées dans un livre intitulé « The Eight Laws of Change ». On pourrait se dire que c’est encore un de ces bouquins de recettes américains comme on en connaît tant, mais derrière celui-là il y a trente ans de recherches.

 

Les deux grands types de changement


Sa première observation porte sur la distinction entre les deux grands types de changement. L’un est le changement par des stratégies de pouvoir, qui emploient la force et la coercition, mais qui n’ont pas d’effets durables parce qu’il n’y a pas adhésion des gens qui sont censés mettre en œuvre, ou subir, les changements imposés. Schwartz dit que ce n’est pas la bonne façon de s’y prendre. Les forces de rappel sont considérables et, en plus, cela fait peu de gagnants et beaucoup de perdants. En revanche, les changements que l’on induit avec des moyens plus subtils, en s’inscrivant dans la durée nécessaire, ceux-là sont durables.


Il prend un exemple, celui des Quakers. Aux Etats-Unis, il y a les grandes religions: 52% des Américains sont protestants, 25 % sont catholiques, puis il y a les Evangélistes, les Baptistes, etc. et à la fin on trouve 80 000 personnes qui sont Quakers. C’est un des plus petits groupes religieux. Pour autant, ce que Schwartz a remarqué, c’est que ce groupe a été à l’initiative des changements sociaux les plus marquants: l’abolition de l’esclavage, l’éducation publique, la réforme pénale, le vote des femmes, les droits civiques, la lutte contre la guerre du Vietnam, la protection de l’environnement. Schwartz en conclut qu’il suffit d’une petite poignée d’individus pour déclencher un mouvement capable de prendre une très grande ampleur: par exemple, un couple de Quakers de Vancouver et un couple de journalistes qui luttaient contre la guerre du Vietnam sont à l’origine de Greenpeace. Quatre personnes... Cela, sous condition de respecter, consciemment ou non, les huit lois que Schwartz a discernées au fondement des grands changements sociaux.

 

Les huit lois des grands changements sociaux


Ces huit lois sont valables à la fois pour les individus et pour les groupes, et pour les individus au sein des groupes, bien entendu.


La première énonce que « La personne et le groupe doivent porter un vrai dessein ».

Il ne s’agit pas d’avoir une idée molle ou de partager un consensus intellectuel. Il faut qu’il y ait un véritable désir, un véritable objectif, un engagement qui sera assumé dans la durée.

 

La deuxième loi dit que « Les personnes et le groupe peuvent avoir des objectifs, mais les résultats ne doivent pas les obséder ».


Il faut s’entendre sur les finalités, c’est nécessaire, mais il faut écarter une fixation sur des solutions préconçues, qui risquerait d’engendrer des conflits au sein du groupe et dont la mise en oeuvre pourrait ne pas tenir compte de la situation telle qu’elle va se découvrir. Il convient de laisser les solutions émerger au fur et à mesure qu’on avance.

 


La troisième loi est d’une grande exigence : « Chaque personne au sein du groupe doit accepter que les objectifs puissent ne pas être atteints au cours de son existence et doit être à l’aise avec cela ».


Pourquoi ? Parce que, par exemple, la personne ayant pris à coeur le combat contre l’esclavage et voulant voir, de son vivant, proclamer son abolition, aurait pu être tentée d’accélérer les évènements en s’engageant dans des stratégies coercitives et, ainsi, fragiliser le résultat final. Il faut accepter l’idée que l’on engage une action qui dépasse l’horizon de notre vie personnelle. Notre trace, laissée sur la planète, qui sensibilisera d’autres esprits jusqu’à ce que la situation, au moment où elle sera mûre, bascule. Cela signifie que, s’ils ne pensent qu’à l’horizon de leurs mandatures, les hommes politiques, dans cette perspective, sont hors-jeu.

 


Quatrième loi, qui est au moins aussi exigeante que la précédente : « Chaque personne au sein du groupe doit accepter que ce qu’elle fait puisse ne lui apporter aucune reconnaissance, et être parfaitement à l’aise avec cela ».

Chacun peut penser sincèrement qu’il est désintéressé. Mais ce n’est pas si facile. Être apprécié, reconnu pour ce qu’on dit ou fait est un ressort humain tellement profond que c’en est de l’ordre d’un réflexe. Quand on anime un groupe, il faut être très attentif à ces tentatives de tirer la couverture à soi qui introduisent des concurrences et des conflits.

 


La cinquième loi met l’accent sur l’égalité de chacun au sein du groupe: « Chaque personne, y compris dans le respect de la hiérarchie des rôle au sein de l’organisation, doit, quels que soient son sexe, sa religion, sa race ou sa culture, jouir d’une égalité fondamentale avec les autres ».


On crée une association sans but lucratif et, tout de suite - et c’est normal - il faut se doter d’un président, d’un secrétaire, d’un trésorier, etc. Mais, au delà de ces rôles, le respect de l’égalité de chacun doit être assuré. Ce n’est pas facile non plus. Vous avez constaté comme moi qu’il y a des associations où certains sont « plus égaux que d’autres » et, souvent, c’est ce qui conduit à l’échec des projets.

 


La sixième loi est aussi d’une grande exigence : « Chaque membre du groupe doit exclure la violence, qu’elle soit en pensée, en acte ou en parole ».


On a de très beaux exemples de personnes qui ont incarné cela. L’écrivain américain Henry David Thoreau vivait sobrement au coeur de la nature, au bord de l’eau. Il a écrit des livres magnifiques, dont en 1849 « La désobéissance civile ». Ce livre est donné comme étant à l’origine du concept de non-violence et c’est sa lecture qui a inspiré Gandhi. L’épopée de Gandhi a, à son tour, inspiré Martin Luther King. On a là l’enchaînement des réactions qui ont permis d’obtenir des résultats impressionnants, qu’une armée n’aurait jamais obtenus.

 


Septième loi: « Mettre en cohérence les comportements privés et les postures publiques ».


Je dirai que ce n’est pas une surprise. Nous avons tous à l’esprit de ces mauvais exemples : tel homme politique qui prêche pour les énergies renouvelables, se déplace en voiture hybride, mais dont les habitations, voitures, avions, voyages sont un gouffre énergétique... Or la dissonance entre les comportements et le message que l’on veut transmettre finit par décrédibiliser le message.

 


Huitième et dernière loi: Pour les individus comme pour les groupes, « Agir avec intégrité » et, quand on a des choix à faire - et on a en général beaucoup plus qu’on ne pense - « privilégier l’option qui affirme et respecte la vie ».

Il n’y a pas toujours de choix parfait, mais choisir de consommer le produit le plus respectueux de l’environnement ou le plus respectueux des droits de l’homme, c’est faire le choix de la vie dans le respect de la nature et des hommes.