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18/11/2008

Conte financier

Voici une histoire que l'on m'a racontée il y a bien longtemps mais qui prend un certain relief en ces temps de crise financière.

Cela se passe dans la rue commerçante d'un petit village d'orient. Dans cette rue, il y a deux horlogers qui se connaissent bien. Un matin, l'un des deux passe devant la vitrine de son confrère et une montre un peu vieillote attire son oeil de professionnel. Il regarde et trouve le prix intéressant. "Je serai capable d'en tirer un bien meilleur parti que lui" se dit-il, et il entre pour l'acheter. L'autre est surpris mais laisse partir la montre: c'est toujours cela de moins dans les stocks. Cependant, la journée s'écoulant, le vendeur de la montre commence à se demander si quelque chose ne lui aurait pas échappé. Si son collègue et néanmoins concurrent a franchi le pas de sa porte pour la lui acheter sans négocier le moins du monde, c'est qu'il y a anguille sous roche. Là dessus, il passe une mauvaise nuit.

Le lendemain matin, c'est à lui de regarder la vitrine de son concurrent et là, surprise, la montre y est bien, mais au double du prix qu'il la lui a vendue! Son sang ne fait qu'un tour et, malgré une certaine vergogne, il entre dans le magasin et explique assez gêné, que - ma foi - il a fait une erreur, qu'il n'avait pas pensé s'en désaisir si vite, que sa femme lui a fait des reproches, etc. Il la rachète finalement au prix fort, mais qu'importe! Il la remet dans sa vitrine en doublant à nouveau le prix.

Voyant cela, l'autre horloger se convainc évidemment que quelque chose lui a encore échappé. Il rachète la montre, la remet dans sa vitrine en doublant à nouveau le prix. Pour faire court, l'histoire dure ainsi une semaine, la montre changeant alternativement de vitrine chaque matin et doublant son prix par la même occasion. Jusqu'au jour où le vendeur de la veille passe devant la vitrine de son concurrent et ne voit plus la montre. Il blémit, son coeur s'affole, il redoute le pire. Il entre dans le magasin: "Qu'as-tu fait de notre montre ?" s'écrie-t-il au comble de l'angoisse. "La montre ? Celle que tu m'as vendue hier ? J'ai eu la visite d'un couple de touristes américains, ils l'ont achetée sans discuter."

L'autre s'écroule sur une chaise: "Tu es complètement fou! Tu te rends compte de ce qu'elle nous faisait gagner chaque jour ? Bientôt, nous étions millionnaires!"

Commentaires

" Tu ne voleras pas. Le vol est pernicieux ; la carambouille dans les affaires est bien plus sûre." Ambroise Bierce

PS: je te trouve de plus en plus politiquement correct. Ainsi, quand tu dis, par exemple "dans un petit village d'Orient"...

Écrit par : Balout | 18/11/2008

Je considère que nous vivons une période propice au fascisme et je ne veux pas encourager les plaisanteries racistes.

Écrit par : Thierry | 19/11/2008

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