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12/05/2010

Folie

 

Dans un pays que je ne citerai pas, le ministre de la santé visite un asile psychiatrique. Il demande au directeur quel est le critère qui définit la guérison d'un patient.

- Eh! bien, dit le directeur, nous remplissons une baignoire, nous proposons une petite cuillère et une tasse à thé, et nous demandons au patient de vider la baignoire.

- Je vois, dit le ministre. Une personne normale choisit la tasse, parce qu'elle est plus grande.

- Non ! Une personne normale tire le bouchon de la baignoire.

 

Vous n'avez pas l'impression qu'on nous propose souvent la cuillère et la tasse et que nous en oublions la bonde ?

Est-ce acceptable ?

Le fait que certaines personnes jouissent d'avantages sociaux exorbitants est-il acceptable dans des régimes démocratiques ?

Quand on prépare le vulgum pecus à devoir rallonger la durée de ses cotisations de retraite, les serviteurs de la chose publique ne devraient-ils point donner l'exemple ?

Au niveau de la technocratie européenne, les opinions semblent différentes. On y trouve normal qu' en une poignée d'années certains puissent acquérir un droit à pension pour lequel vous et moi nous devrons trimer quarante ans et très bientôt davantage.

Je vous laisse lire ce rapport et vous faire votre propre opinion:

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-05-19/reve...

Alors, jusques à quand les peuples vont-ils accepter d'être de nouveau les moutons que l'on tond pendant que les tondeurs et leurs amis, privés de tout sentiment de pudeur ou de solidarité, continuent à mener grand train ?

Voyez les décisions d'austérité qui pleuvent en ce moment, en conséquence d'une crise qui a été déclenchée par les pratiques des grands fonds privés et de leurs vassaux.

Voyez qui va être taxé ou sevré.

Pourquoi certains seraient-ils exonérés des contraintes de la situation ?

Par manque de vigilance, la démocratie a laissé se réinstaller des droits seigneuriaux. Faudra-t-il une nouvelle nuit du 4 août1789 ?