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17/12/2017

9 janvier 2018

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Très tôt, je me suis interrogé sur les ressorts de l’évolution personnelle. A ma manière et à mon modeste niveau, je me suis ainsi retrouvé à essayer de "transformer en conscience la plus large expérience possible" (1).

J’avais constaté, par exemple, que je pouvais avancer vaillamment ou au contraire stagner lamentablement, trouver d'emblée le geste juste ou, à l'inverse, m'enfermer dans un cercle vicieux. Or, j'avais la conviction - encombrante - que les éléments extérieurs n'étaient pas seuls en cause. Je me demandais ce qui, en moi, était responsable ou à tout le moins complice de ces expériences contradictoires. Comment peut-on être à la fois intelligent et stupide, timoré et courageux, aveugle et lucide ? 

Le rapport que nous avons avec l’imprévu est un des révélateurs de nos ressorts cachés. Nous faisons-nous une représentation rigide de l'avenir, ou bien sommes-nous prêts à jouer avec l'incertitude, avec la diversité des scénarios qui peuvent surgir ? L'imprévu a fait partie de mes principaux sujets de réflexion. Entre l'image que l'on se fait de sa vie à venir et la manière dont elle se développe dans la réalité, il y a souvent autant de différence qu'entre une histoire de Barbara Cartland et un roman d'Honoré de Balzac ! J'ai été ainsi amené à m'intéresser à la prospective - cette "indiscipline intellectuelle" comme l'a nommée Michel Godet - qui tente de discerner les futurs possibles ailleurs que dans l'ombre que projette le présent. Comment se fait-il, par exemple, qu'au lendemain d'un évènement qui nous a pris de court, l'on découvre en général qu'on aurait pu le voir venir ? (2) Pourquoi Mark Twain a-t-il raison quand il affirme: "Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" ? 

La manière dont je gérais les périodes de changement non désirés - ou désirés, mais encombrés de bagages que je n’avais pas anticipés - a été aussi pour moi une source importante de méditation. Comment s’adapter non pas en se résignant mais en rebondissant ? Comment éviter cette attitude victimaire si répandue qui nourrit des sentiments stérilisants, entretient le fonds de commerce de l'impuissance et confond une révolte aussi dérisoire que répétitive avec une reprise en main de sa vie ? Ce que j'ai maintes fois observé, c'est que si, physiquement, les évènements ne nous tuent pas, moralement ou socialement nous pouvons les utiliser pour nous suicider. 

Il y a aussi cette quête de ce que Jean-Louis Etienne appelle "le pôle intérieur". Dans quelle direction dois-je aller, comment la repérer, comment discerner les chemins qui vont dans le bon sens, pour me réaliser dans mon authenticité profonde ? Réponse d'autant plus délicate à donner que, ce pôle-là, selon mon expérience, se déplace. Et c'est normal, et c'est heureux !

Nous sommes en quelque sorte les pèlerins de notre vie et, de ce point de vue, nous avons beaucoup de chance de vivre à notre époque. Nous sommes riches de si nombreux et si différents explorateurs de la condition humaine ! Qu'ils soient philosophes comme Lao-Tseu, Spinoza ou Alain, psychologues comme Jung ou Csíkszentmihályi, ou qu'ils soient des aventuriers comme Jean-Louis Etienne ou encore Bernard Ollivier que j'ai eu l'avantage de rencontrer l'un et l'autre, la compagnie de ces grands frères nous donne des repères précieux et nous encourage à cheminer en conscience. 

Dans mon activité - ma passion, devrais-je dire - d'ingénierie de formation, j'ai puisé aussi à cette richesse accumulée par l'humanité. Je dois, dans le domaine de la pédagogie, une gratitude particulière pour l'inspiration qu'ils m'ont donnée à Jean Joseph Jacotot (1770-1840), à Michael White (1948-2008) (3), à Georgi Lozanov (1926-2012)(4), à Hélène Trocmé-Fabre, à André Coenraets...

Alors, il y a deux ans, tout ce que je crois avoir compris de ces années d'expériences, d’observations, d’introspections, de réflexions et d’apprentissages, tout ce que j'ai retenu de mes lectures et des gens d'expérience que j'ai eu le bonheur de rencontrer, j'ai eu envie de le partager. J'ai ainsi passé ces derniers mois à le distiller sous la forme pédagogique qui m'a parue la plus appropriée. Le résultat: un parcours « de développement de l’humain » qui, loin d'être académique, est une expérience à vivre, confortablement et néanmoins résolument. 

Ce parcours s’adresse aussi bien aux personnes qui se retrouvent dans une période d’interrogations existentielles qu’aux gestionnaires de RH qui, dans le respect de l’humain, veulent aider des collaborateurs de l’entreprise à traverser au mieux des situations qui pourraient être frustrantes ou égarantes pour eux.

Pour commencer l'année du bon pied, j’organise le 9 janvier à Paris une session de découverte de ce parcours. Si vous êtes intéressé, si voulez en savoir plus avant de venir, mettez-moi un petit mot, je serai heureux de vous répondre et de vous accueillir.

Attention: le nombre de places est limité. 

(1) André Malraux. 

(2) Ce que Nassim Nicholas Taleb appelle un "cygne noir". 

(3) Et ses héritiers Pierre Blanc-Sahnoun et Dina Scherrer. 

(4) Et dans cette mouvance, à Lonny Gold, le pionnier du resonance learning. 

 

Commentaires

Bonjour Thierry,

Je suis intéressé par ta proposition dont j'ai bien compris les objectifs.
Je veux bien des informations complémentaires sur les modalités de ce parcours.

Amicalement
Dominique
06 07 86 09 42

Écrit par : Dominique Hebert | 18/12/2017

Je ne pourrai être à Paris le 9 janvier, mais la démarche proposée me paraît très intéressante (à la fois modeste et créative).
J’imagine et j’espere la prochaine publication d’un document qui en rappelle et résume l’esprit, les finalités, et des éléments de méthode.
Ancien formateur moi-même (management du secteur public), je serai heureux de découvrir et d’echanger autour de ces thèmes, avec la liberté et le recul que permet...la retraite !

Écrit par : Boutilié | 18/12/2017

Avec plaisir ! Voulez-vous m'envoyer votre adresse mail à thygr@wanadoo.fr ?

Écrit par : Thierry | 19/12/2017

Bonjour Thierry
Intéressés par la découverte du 9, peux-tu nous en dire plus ?
Gérard et Béatrice

Écrit par : Beatrice Barras | 23/12/2017

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