Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

14/11/2007

Quelle histoire nous racontons-nous ?

 

 

 

Cette note figure désormais dans le recueil

Les ombres de la caverne

Editions Hermann, juillet 2011

Commentaires

Merci Thierry pour ce sujet. Schopenhauer écrivait déjà en 1818 que "la réalité est un objet pour un sujet qui le regarde. Si le sujet n'est pas là, l'objet disparaît". C'était déjà les prémisses du constructivisme. Lacan ajoutait à cela que "quand je parle, je ne parle que de moi" et Paul Watzlawick que "je n'entends et ne voit que ce qui me préoccupe". Serge Moscovici disait dans sa théorie des représentations sociales que, finalement, je ne vois que ce que je connais déjà ou du moins jusqu'à un certain écart limité. Rodolphe Ghiglione disait que quand on discute "nous transactons des références, nous nous co-ajustons". Tout ceci pour dire que je ressens fortement le fait que, comme l'affirment les constructivistes, il n'y a de réalité que la conscience que je me fais du monde. Il y a là un construit, oui, mais qui ne dépend pas directement de ma volnté mais semble relever de processus... Alors, se jette à ma figure l'idée que la conscience humaine fonctionne un peu comme une pathologie, comme un système détaché du réel et là le vertige me prend...

Écrit par : jean-marc SAURET | 15/11/2007

Merci Thierry pour ces questions , ces appels, que tu partages avec nous sur ce blog ... et qui me semblent déjà raconter une forme d'histoire.

Ton histoire donc.... une histoire d'indiscipline intellectuelle, c'est à dire une manière de faire des liens et de comprendre (inteligere) qui n'obéit pas à la pensée unique/absence de pensée et c'est là son indiscipline.

Une histoire de sentiments profonds sur différents sujets que tu exprimes "du fond du cœur", avant de les mettre à la critique de l'esprit, une histoire qui nous impacte parce qu'elle remet l'Homme au centre, encore et encore.

N'est ce pas la voie privilégiée pour changer le monde - en mieux - et ceci grâce à et/ou malgré les hommes ("petit h" vs "grand H")

Vertigineux en effet !

Écrit par : Pierre Clause | 16/11/2007

Les commentaires sont fermés.