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20/10/2009

Le doux commerce

Combien de fois n'aura-t-on pas invoqué le "doux commerce" comme la voie du progrès, de la paix et du bonheur pour l'humanité ?

Or, si l'on accepte de descendre du ciel des idéologies, comment ne pas frémir d'horreur en lisant cet article: http://blog.mondediplo.net/2009-10-19-Egypte-organes-a-ve... ! On savait déjà, je vous le rappelle, que dans certains pays les exécutions sommaires, les "flags", permettent aux policiers de faciliter ce doux commerce et d'en recueillir le prix.

Le "doux commerce" c'est le pouvoir des riches de se procurer tout ce qu'ils veulent, parce qu'ils peuvent empêcher les pauvres de crever de faim s'ils y ont avantage et parce qu'il n'y a pas de limite aux veules complicités dès que la cupidité, la peur et l'ambition sont convoquées au festin. Un jour, ceux qui en ont les moyens feront élèver des clones d'eux-mêmes sur lesquels on pourra prélever des pièces détachées comme dans le film The Island. Vous ne me croyez pas ? Serait-ce plus horrible que ce que le XXème siècle a engendré et que le XXIème perpétue ?

Platon disait que plus la richesse augmente, plus la vertu s'amenuise. On pourrait donc en conclure que la richesse est anthropologiquement néfaste. Cela ne va-t-il pas à l'encontre de nos croyances et de notre représentation de la réussite ? C'est peut-être cela qui est en train de condamner notre monde. Nous ne sommes pas dans l'univers des Bisounours. La naïveté est aussi criminelle que le vice.

18/09/2009

Nécessaire pandémie

 

Cette note figure désormais dans le recueil

Les ombres de la caverne

Editions Hermann, juillet 2011

 

09/08/2009

Penser, c’est résister

Cette affirmation est d’autant plus vraie quand on se trouve confronté non à des affirmations brutales qui pourraient susciter une révolte primale, mais à des discours lénifiants, mélange de séduction et de rationalisation. Devant quelques-unes de mes prises de position – assez radicales, je le reconnais bien volontiers – les réactions les plus fréquentes sont du genre : « Mais enfin, ils savent, ce sont des scientifiques, des professionnels, des dirigeants, etc.» Sous-entendu : qui es-tu pour te permettre de penser différemment de ces experts sur des sujets qui dépassent ta compétence ? Peut-être ai-je cette prétention parce qu’issu d’une double lignée vendéenne et gasconne à qui l’Histoire a appris qu’il vaut mieux se méfier de ceux qui prétendent bâtir le bien sur l’abdication des autres. Les légions de Thureau comme la soldatesque de Simon de Montfort ont eu des méthodes pédagogiques redoutables. Bien sûr, il s’agissait de sauver nos âmes ou à tout le moins de nous remettre dans le droit chemin. Mais, de fait, il s’agissait surtout de l’intérêt des justiciers eux-mêmes : médailles et récompenses, jouissance à persécuter, pillage des biens, appropriation des terres, consolidation du pouvoir.

 

Les méthodes, depuis lors, se sont sophistiquées. La stratégie n’est plus de nous contraindre par la brutalité - encore que les bonnes vieilles pratiques peuvent toujours ressurgir, ne serait-ce que pour l'exemple -  mais de transfuser des représentations qui engendreront les comportements qu’on veut nous voir adopter. Alors, on nous parle de nos besoins et de nos désirs. On nous explique comment le monde fonctionne et que ce n’est pas à la portée de tout le monde de le comprendre. On nous dit qui sont les bons, les méchants et les imbéciles. On s’efforce de nous persuader que l'intérêt des puissants et le nôtre ne font qu'un. Sans cesse on nous susurre l’histoire que nous devons nous raconter, comme jadis le curé nous lisait celle du petit Jésus, une histoire qui en passant lui donnait le pouvoir sur nos chétives personnes. L’opium des peuples a changé de nature et de dealers, mais il est encore plus redoutable.

 

Je me souviens d’avoir remarqué, lorsque je demandais mon chemin dans des contrées reculées, qu’il valait mieux observer les gestes de mon interlocuteur qu’écouter son discours. Parfois, la langue fourche et dit « à droite » quand la main montre « à gauche ». Or, c’est la main qui dit vrai. Alors, s’agissant de nos guides en tout genre - politique, économique, médical, etc. - ma compétence c’est de me faire sourd aux discours et de regarder les mains. Et vous savez ce qu’elles font le plus souvent, les mains ? Elles ouvrent le tiroir-caisse et y déposent le prix de notre pusillanimité.

 

Dans le droit fil de cette réflexion dominicale, je rajoute aujourd’hui à la liste des sites que je recommande le blog du Docteur Alain Joseph : http://docteurjo.canalblog.com/ . En cette veille de pandémie porcine, cela peut vous être utile. Au fait, aviez-vous remarqué que le cochon est la forme la plus fréquente de tirelire ?