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04/08/2009

Pour une poignée... d'Euros

Jusqu'à présent on avait surtout vu des libéralités qui ne se cachaient pas. Voici venir une autre technique: les prêts aux copains:

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08...

Quand je considère toutes ces manipulations qui se font sans plus de discrétion que de vergogne - les bonus des banques américaines qui en 2008 excèdent leurs bénéfices et qui, en 2009, repartent bon train malgré la crise, et maintenant le scandale islandais - je me demande si les rats ne sont pas en train de se servir avant de quitter un navire dont ils présument qu'il va couler...

Sinon, je ne comprends pas ce pillage aussi obsessionnel qu'impudent.

15/07/2009

Lendemains de bal

Hier soir sous la Tour Eiffel, grand bal qui aurait coûté la bagatelle de 2 millions d'Euros à l'ensemble des contribuables et rapporté en une poignée d'heures un demi-million d'euros au grand JH.

Aujourd'hui, à Dijon, une fermeture aussi historique que définitive: celle de l'usine Maille-Amora qui, pour le groupe Unilever (5,3 milliards d'euros de résultat en 2008), ne rapportait pas assez.

Dans une région qui me touche particulièrement, la Vendée, Philippe de Villiers se bat pour que SKF (460 millions d'euros de bénéfices globaux, un milliard d'euros de chiffre d'affaires rien que pour la France) revienne sur sa décision de fermer son usine de Fontenay-le-Comte. Là non plus, il ne s'agit pas d'un site déficitaire: tout simplement, il ne rapporte pas assez. On peut ne pas souscrire à tous les propos de de Villiers, mais en l'occurrence sa campagne - à contre-courant de tous les usages - mérite d'être soutenue. Cet homme sait se battre et il n'a pas les deux pieds dans le même sabot.

On nous aura bien enfumé avec le discours "Sans bénéfices, c'est la mort"! Comme si nous étions trop bêtes pour ne pas le comprendre. En revanche, ce discours en dissimulait un autre: celui du jamais assez.

En tout cas, il est urgent de réfléchir à la résilience de nos régions...

04/07/2009

Pour panser global, manger local

En termes économiques, le problème fondamental de notre époque est celui des « externalités », c’est-à-dire de ce qui n’est pas pris en compte par nos calculs de coût mais qui obère considérablement la viabilité de nos sociétés.  Un exemple...

 

« La Californie a établi sur ses principales rivières 1200 retenues d’eau afin de devenir le cinquième producteur agricole mondial. Du fait du pompage, quelques cours d’eau californiens arrivent quasiment asséchés à leur embouchure – 85% de l’eau, dans l’Etat, est à destination agricole. Cette agression  écologique d’envergure me permet [à Vancouver] d’acheter de la laitue de Californie tout au long de l’année. Je n’ai pas à payer les barrages, les espaces sauvages noyés par les retenues ou convertis en exploitations. Je n’ai pas à payer pour toutes les espèces végétales ou animales décimées par ces aménagements. Pas davantage ne suis-je concernée par le coût d’assainissement de l’eau que souillent les pesticides et les herbicides utilisés par l’agriculture industrielle. Ou par le coût qu’engendre la pollution de l’eau pour le système de santé. Ou par l’émission de gaz à effet de serre résultant de la fabrication d’engrais à base de nitrate qui, en outre, ont peut-être traversé la moitié du monde pour venir jusqu’ici. Ou par la consommation d’énergie fossile, cinq fois plus importante au kilomètre que celle d’un camion si le produit est transporté dans un jumbo jet réfrigéré, comme c’est de plus en plus souvent le cas. Et on peut continuer... Quand la salade arrive dans votre assiette, dans les coulisses c'est la désolation  – ce que les économistes qui calculent les « externalités » appellent maintenant le « vrai coût » d’un produit. Cependant, sur les étals de votre supermarché et en dehors du monde de la théorie, la laitue reste bon marché. »

 

Extrait de The 100-mile diet (« Le régime des 160 km »), d’Alisa Smith et J.B. MacKinnon (Vintage, 2007, Canada). Les auteurs y racontent comment, ayant pris conscience du caractère destructeur du système, ils se sont mis au défi de ne consommer que des aliments produits dans un rayon de 100 miles (160 km) de leur habitation. Ils expliquent les difficultés qu’ils ont rencontrées, bien que vivant dans une région naturellement fertile, alors que les ingrédients d’un repas moyen aujourd’hui parcourent tout confondu environ 2500 miles.

 

Cf. http://www.leopold.iastate.edu/ et http://100milediet.org/