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08/03/2010

Faut voir qui l'a dit!

"Heureusement, les gens ne pensent pas."

De qui ?

D'Adolf Hitler dans Mein Kampf, cité par Cosmas Koroneos, philosophe et auteur de "Hitler, méditation sur le nombre".

Avec une telle référence, vous trouvez encore que penser est oiseux ?

10/02/2008

A propos de modélisation

Il me revient une conversation avec le dirigeant d'une filiale d'une multinationale française, un polytechnicien, qui avait eu précédemment sous sa responsabilité un centre de recherche. Une des activités principales de ce centre était de comprendre des phénomènes complexes et la culture y était essentiellement mathématicienne. C'était au surplus une équipe internationale, composée notamment de Français et d'Américains, avec, parmi ces derniers, quelqu'un qui avait été l'élève d'Einstein. Mon interlocuteur avait remarqué que, lorsqu'il confiait un sujet à cette équipe, les Français avaient un temps de réaction très rapide alors que les Américains attendaient l'échéance pour rendre leur "copie". Il avait fini par demander à ces derniers pourquoi ils prenaient autant de temps. "Eh! bien, lui avait répondu l'ancien élève d'Einstein, vous vous doutez bien que construire un modèle mathématique ne constitue pas une difficulté pour nous. C'est affaire de quelques heures. En revanche, s'assurer qu'on n'a rien oublié du problème posé est primordial. Et pour cela il n'y a qu'une façon de procéder: jusqu'au dernier moment, on prend le problème, on le palpe, on le tourne, on le retourne, on le regarde sous toutes ses faces, on le laisse, on le reprend, et ainsi on se donne un maximum de chance de n'en avoir omis aucun élément. Tout à la fin, seulement, on passe à la modélisation." L'homme qui répondait ainsi pratiquait également la sculpture sur bois...

15/10/2007

Christian Mayeur

L'Art au service de l'intelligence stratégique...

Je reçois cette invitation de l'auteur de Le Manager à l'écoute de l'artiste et je me fais un plaisir de vous la faire partager :

"Bonjour / hello,

Je suis heureux de vous informer de l'ouverture de notre blog [A+M=I], le blog ouvert à l'énergie d'entreprendre et de transformer les organisations, leurs relations avec leur environnement et la société en croisant l'art et le leadership, le réel et le virtuel, le pragmatisme et la créativité. [A+M=I] est ouvert à vos idées, commentaires, remarques et fulgurances créatrices. La version anglaise de www.entrepart.com est également disponible.

English version of www.entrepart.com and our blog [A+M=I] are now available. [A+M=I] is dedicated to [Art+Leadership] transformative energy. Please feel free to visit us and to share your ideas, visions, suggestions, insights, enlightments. Let's create !

Bien sincèrement / Warm regards

Christian Mayeur."

J'ai des souvenirs mémorables d'un séminaire que j'ai organisé à l'automne 2006 avec Christian Mayeur autour de l'art contemporain.

Comme l'écrit Alain Berthoz dans La décision, notre cerveau est un émulateur d'univers probables. C'est grâce à cela que nous pouvons vivre, survivre et agir avec quelque efficacité. Grosso modo, nous nous construisons une représentation du monde à partir de notre expérience de ce qui marche. Ensuite, notre cerveau anticipe nos perceptions et, sur la base de quelques repères, identifie les objets et les êtres qui nous entourent, donne une interprétation aux situations que nous vivons. Quand nous croyons regarder la réalité, nous regardons en fait une image qui, à 85 %, est le produit de notre activité cérébrale.

Le problème, c'est que nous oublions à quel point cette représentation est relative et qu'elle nous voile le monde en même temps qu'elle nous le dévoile. D'où les décisions absurdes, les aveuglements, les stratégies que l'on répète parce qu'elles nous ont réussi, sans nous rendre compte que leur pertinence n'est plus fondée. Le mimétisme naturel de l'espèce, l'aspiration à la conformité achèvent de verrouiller le cercle vicieux d'une pensée automatisée.

Christian Mayeur nous propose un antidote que je trouve puissant. Il nous invite à voir le monde en empruntant un regard étrange, perturbant, celui des artistes contemporains. Ce faisant, il nous donne une chance de percevoir ce qui se situe en dehors de nos constructions mentales. Un exercice salutaire qui invite à l'indiscipline intellectuelle. Pour le plus grand bien de la lucidité.