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28/06/2009

Hommes et femmes: mode d'emploi

Voici une information  qui va consoler plus d’un mec.

 

Je m’adresse seulement à ceux – mais ils sont nombreux - qui se demandent encore pourquoi c’est la brute mal rasée et méprisante, limite homo neanderthalis, qui, l’année de leurs dix-sept ans, a embarqué sous leurs yeux la délicate icône féminine qui leur inspirait de tendres sentiments. Eh ! bien, mes chers frères, grâce à un chercheur américain, le lien est fait entre ce genre de phénomène et la surconsommation qui est en train de détruire la planète. Nous, les discrets, les oubliés, nous tenons enfin notre revanche !

 

Lors de votre adolescence, messieurs, vous avez sûrement remarqué que la promenade pedibus cum jambis exerçait moins de séduction sur la copine de vos obsessions nocturnes que la virée à pétrolette proposée par Cro-Magnon. Même compétition d’ailleurs - même gagnant et même perdant – entre le pauvre cyclo 49 cm3 et l’arrogant vélomoteur 125 cm3. En ce temps-là, vous pestâtes plus souvent qu’à votre tour contre la pingrerie familiale. Elle vous empêchait d’acquérir le ramasse-minettes qui vous eût mis à égalité de chance avec votre bête noire! Du coup, vous êtes massivement entrés dans l’âge adulte avec une "obsession de la caisse" qui a fait la fortune des constructeurs automobiles.  

 

 

hotcarbon.pngOr, tout cela est biologique: les roucoulades du pigeon comme les rodomontades des ados, de même bien sûr que les émois-réflexe des femelles à plume ou à poil en quête atavique de protection et de reproduction. Si, dans le monde animal, la parade nuptiale consiste grosso modo à faire le paon, dans notre société de consommation - mais surtout, on l’oublie trop, de statut - la mâlitude (comme dirait l’autre) se prolonge dans un certain nombre d’objets symboliques dont la production et l’usage n’ont rien à voir avec le développement durable. Nous aurions donc principalement en ce bas monde le genre de mec qu’aiment les femmes et dont elles veulent bien reproduire les gènes! Les uns roulent les mécaniques par nature, les autres pour ne pas rester en plan : tous, en tout cas, pratiquent la consommation symbolique et ostentatoire afin de ne pas rester le pouce inutilement tendu au bord de la route! Ce que résume fort bien le dessin ci-contre où l’un des personnages déclare : « Je déteste l’avouer, mais ce qui m’excite chez un mec c’est son empreinte écologique ». Bref, on n'a pas fini d'évaluer le pouvoir féminin et c'est peut-être une source sérieuse d'espoir s'il montre sa capacité à promouvoir, en dépit des conditionnements ataviques, une autre manière d'être mâle que de faire vroumvroum ou blingbling.

Je vous l'ai tournée sur le ton de la galéjade, mais l’étude de Nathan Hagens est sérieuse. Elle va bien plus loin que ce que je viens de vous en montrer. Elle mérite d’être lue : http://www.theoildrum.com/node/5519#more

Incivilités et citoyenneté

Je reçois de René Chaboy un fichier powerpoint rendant compte - images à l'appui - d’une opération de nettoyage des berges de l’Aveyron effectuée à pied et en barque par une cinquantaine de bénévoles. Les chiffres parlant d’eux-mêmes, je vous les livre bruts.

 

Longueur du tronçon de rivière concerné : 10 km.  

 

 

Nature des déchets : des tôles, une machine à laver, une moto, des casseroles, des balais, des pneus (22), des chaussures (128), des pièces automobiles, des sacs et des films plastiques (plus de 4 mètres cubes), des bouteilles en plastique (317), en verre (132), des canettes en métal (431), des boîtes de conserve (90), des bombes aérosol (19), des plastiques durs (bidons, etc. : un mètre cube), des tissus et des matelas (2 mètres cubes), des jouets (plusieurs centaines), des appareils électroménagers et audiovisuels, des palettes, des agglos, des stratifiés, du polystyrène, des produits toxiques (piles, batteries, dissolvants…).

 

Volume des déchets collectés : plus de 40 mètres cubes.

 

Poids total : 5400 kilos !

 

Pour, je le rappelle, dix kilomètres de rivière soit 20 km de berge…

 

Il faut féliciter les bénévoles. Mais que dire à ceux qui leur ont procuré ce travail afin qu’ils adoptent d’autres comportements ?

27/06/2009

Et voici Transitions n° 2 !

Couverture_15.jpgCe n’est pas une mince affaire de faire vivre une revue, fût-elle semestrielle. Notre imprimeur vendéen vient de nous en livrer le n° 2. Le carton hâtivement ouvert, le voilà entre nos mains qui tremblent autant de joie que de fébrilité... Allez : sans fausse modestie aucune, je crois que nous pouvons être fiers du résultat ! 

 

Mais à vous d’en juger ! En voici déjà le sommaire placé sous le thème général de:

Economies et Proximités:

 

Editorial :

Pour qu’il y ait de la vie là où l’on vit

(par votre serviteur)

 

Initiatives citoyennes

Les AMAP : produire et consommer localement

Interviewes de Daniel Wuillon et de Kolin Kobayashi

 

Economie monétaire

Changez la monnaie, vous changez la relation

Interview de Bernard Lietaer

 

Biodiversité

L’évangile des herbes folles

Dialogue avec Gilles Clément et Christian Mayeur

 

Ecologie scientifique

Le nouveau paradigme de la durabilité

Rencontre avec Robert Ulanowicz par Dominique Viel

 

Transformation socio-économique

Ville en transition

Interview de Robert Hopkins

 

Economie locale

Emergence d’une économie locale vivante

par Manfred Mack

 

Biologie

L’économie cellulaire

Interview d’Olivier Neyrolles

 

Innovation

Vers une économie de l’estime

Interview de Jean-Michel Cornu

 

Philosophie

Pour une démocratie mondiale de la proximité

par Eugénie Vegleris

 

Synthèse

Laboratoires d’une économie différente

par Manfred Mack

 

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