30.07.2009
Pour une poignée de dollars...
Pour une poignée de dollars on peut avoir des choses fort différentes...
Du remarquable blog de Paul Jorion http://www.pauljorion.com/blog/ et des commentaires qu’il attire, j’extrais quelques chiffres.
Durant les six premiers mois de 2009, 1,5 million de familles américaines ont vu leur logement saisi ou ont reçu un avis annonçant sa saisie prochaine.
Avec les 3,3 milliards de dollars dépensés aux Etats-Unis en opérations de lobbying*, on aurait pu sauver environ 16 500 familles. (Les établissements financiers américains ont énormément investi en lobbying afin de convaincre l’Etat qui les a sauvés avec l’argent du contribuable de leur laisser leur liberté.)
Mais aussi:
Avec les 36 milliards de bonus provisionnés par les principales banques américaines au titre du premier trimestre 2009, on aurait pu en sauver 180 000, soit 720 000 sur l'année.
Et avec les 100 milliards donnés à American International Group, on aurait pu sauver 500 000 familles.
Arrêtons de croire ou de vouloir croire que nous sommes dans le monde des Bisounours.
* Evaluation du Center for Responsive Politics.
19:53 Publié dans Avanies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, responsabilité, consommation, économie, société
Korzybski, au secours!
Alfred Korzybski (1879-1950) est connu pour avoir fondé la Sémantique générale, une discipline de pensée pour se libérer des évaluations erronnées qu'induisent, volontairement ou non, nos façons de nous exprimer. Une de ses formules est restée célèbre: "La carte n'est pas le territoire".
Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9mantique_g%C3%A9n%C3%...
Je me demande ce qu'il aurait pensé des extraits ci-dessous de la lettre électronique du journal Le Monde, reçue ce soir à 17 heures 59.
Le titre de la brève, d'abord, affirme: Premier décès en France lié à la grippe A.
Puis, dans le corps du communiqué, on peut lire: "L'Institut de veille sanitaire a annoncé, jeudi 30 juillet, la mort au CHU de Brest d'une jeune fille de 14 ans atteinte du virus de la grippe A(H1N1)".
Enfin, dans la foulée: "Selon le communiqué de l'institution, la jeune fille souffrait déjà d'une "maladie grave, compliquée d'une autre infection pulmonaire sévère". Elle n'aurait pas succombé à la grippe puisque, selon l'InVs, "les conclusions de l'évaluation clinique ne sont pas en faveur d'un décès directement lié au virus A(H1N1)".
19:29 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grippe, h1n1, communiquer
La pensée écologique
L’Institut national du cancer affirme avoir établi que la consommation d’un verre d’alcool par jour – y compris de vin – augmenterait significativement le risque de développer un cancer. Cet accroissement de risque serait par exemple de l’ordre de 168 % en ce qui concerne le cancer de la bouche. Emoi chez les viticulteurs – on les comprend - mais surtout réaction de la Haute Autorité de Santé qui fait valoir que le vin – sauf abus bien sûr - aurait aussi des vertus dans la prévention des maladies cardiovasculaires. Bref, boire ou ne pas boire, le choix n’est pas facile et le principe d’abstinence ne coïncide pas avec celui de précaution. - Ouf !
Je trouve que, comme souvent, on va un peu vite en besogne. Un être humain me semble aussi complexe qu’un écosystème naturel où des milliers d’espèces des cinq règnes s’ajustent en permanence, réalisant une sorte d’équilibre plus ou moins durable. Cet équilibre résulte, comme l’a montré Robert Ulanowicz*, de la diversité des acteurs en présence et de la multiplication de leurs interactions. Mais, du fait de cette diversité et de ces interactions, on se trouve devant un système complexe, c'est-à-dire un système dont la prévisibilité des réactions à un quelconque stimulus est réduite pour ne pas dire illusoire. Si l’on considère la composition physicochimique d’un individu et tous les flux qui traversent son corps au cours de sa vie - qu’il s’agisse des aliments divers et des boissons variées qu’il absorbe plusieurs fois par jour et de l’air de qualité variable qu’il respire en permanence - comment peut-on tirer des conclusions fiables quant au rôle d’un élément unique s’il joue en faibles quantités relatives ? Comment peut-on pronostiquer le résultat des combinaisons aléatoires de toutes ces substances internes et externes ? N’aurait-on pas là, issu encore une fois des modélisations statistiques, un mirage semblable à celui qui nous a valu les subprimes ?
Ce qui est en cause selon moi dans cette manière de penser, c’est la représentation qui sert de toile de fond à ces spéculations, celle de « l’univers-horloge » de Newton ou de « l’animal-machine » de Malebranche : une représentation mécaniste. Et si nous avons dépassé la physique de Newton, c’est parce que des gens comme Einstein ont remarqué, dans l’univers, des phénomènes irréductibles à la théorie newtonienne. En conséquence, ils ont essayé de bâtir une autre théorie qui intègre élégamment ces phénomènes orphelins. Quelques années avant la percée einsteinienne, cependant, un physicien dont le nom ne me revient pas – et tant mieux pour lui - affirmait gaillardement qu’il n’y avait plus rien à découvrir ! N’en serions-nous pas là en ce qui concerne notre compréhension de l’humain ? Nos affirmations laissent supposer en tout cas que nous n’aurions plus rien à découvrir et que nos modèles ont atteint la perfection...
Les homéopathes se libèrent de cette représentation réductrice en introduisant la notion de « terrain ». Chaque individu est un terrain aux réactions spécifiques. Sans ce concept déjà plus écologique comment en effet expliquer que tous les fumeurs - Churchill par exemple - ne meurent pas d’un cancer du poumon ? En outre, si j’ai bien compris, le terrain en question n’est pas à entendre qu’au sens somatique. En effet, les flux matériels, air, radiations, substances diverses qui traversent son métabolisme ne sont pas seuls à interagir avec la santé d’un individu. Que dire de tout ce qui traverse sa psyché ou y stagne: par exemple les émotions et les tensions issues de sa vie affective et professionnelle ? Plus encore : que dire de la manière dont cet individu "métabolise" les ingrédients de sa vie psychique ? Les sublime-t-il ou les refoule-t-il ? Et, dans la même perspective, que dire encore de ses croyances globales ? Viktor Frankl**, qui a fait l'expérience des camps de concentration, a montré comment le facteur psychique, la capacité à conserver un sens à son existence, avait une forte incidence sur l’espérance de vie des déportés. On est loin des projections statistiques des effets de telle ou telle substance sur un corps abstrait.
Entendons-nous bien : je ne suis pas en train de prôner l’abandon de toute modération ou de toute hygiène de vie. Je soutiens simplement la thèse d’un philosophe oublié, Jules Lagneau, qui disait: "Il faut penser difficilement les choses facile». A votre santé !
* Robert Ulanowicz, Le nouveau paradigme de la durabilité, entretien avec Dominique Viel, Transitions n° 2, deuxième semestre 2009 (si vous voulez recevoir ce numéro, écrivez-moi à thygr@wanadoo.fr ).
** Dans Le sens de la vie.
07:00 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : santé, vin, systémique, cancer
28.07.2009
Le diable et le Bon Dieu
Complémentaire de fait à celle de Milgram qu'a fait connaître le film d'Henri Verneuil I comme Icare, l'expérience organisée en 1971 à Stanford par le professeur Zimbardo met en lumière d'autres processus explicatifs des cruautés commises par des êtres humains ordinaires. Cette observation est connue sous le nom d' "effet Lucifer". Vous allez comprendre pourquoi.
Zimbardo voulait comprendre les sources de la violence au sein des systèmes fermés. A cette fin, il imagina un jeu de rôle ayant pour cadre un univers carcéral. Il recruta parmi des volontaires une vingtaine de personnes sélectionnées sur le critère d'une bonne santé physique et mentale. Les sous-sols de l'université fournirent la prison. Par tirage au sort, la moitié des volontaires se retrouva dans le rôle de gardien, l'autre moitié dans celui de prisonnier. Les gardiens avaient des uniformes, une matraque en bois et des lunettes noires qui empêchaient qu'on voie leurs yeux. Les prisonniers étaient d'apparence vulnérable, vêtus d'une sorte de robe, des tongs aux pieds. L'expérience, prévue pour durer quinze jours, dérapa rapidement. Les "gardiens" en étaient très vite venus à des pratiques proche du sadisme à l'égard des "prisonniers" qui, de leur côté, les avaient d'abord passivement subies. Puis des émeutes avaient éclatées que les "gardiens" avaient cassées par la force et la manipulation. Bref, en quelques jours à peine, le jeu était devenu réalité. Au bout d'une semaine, après qu'une psychologue eut interrogé les prisonniers et informé Zimbardo de ce qui se passait, l'expérience fut interrompue.
Que, du fait d'une configuration sociale singulière, nos comportements puissent ainsi dériver, au mépris de notre personnalité habituelle, est proprement effrayant. Tout d’un coup, d’individus pensants et autonomes - et imbus de ce statut - nous pouvons être ravalés à l’état de matière livrée à la loi de la pesanteur. C’est comme si nous n’étions plus qu’une coulée de lave à laquelle les reliefs du terrain dictent son chemin. C'est effrayant. Mais, ce qui est vertigineux, c'est d'imaginer que, sans doute, une grande partie de la violence qui sourd au sein de notre société pourrait être limitée si nous étions conscients des configurations qui la favorisent. C'est d'essayer de se représenter les multiples situations qui, à notre insu, induisent l'apparition de cette violence et en favorisent les égarements. Je vous rappelle que, dans l'expérience de Zimbardo, les cobayes sont sains d'esprit et n'ont au départ quelque grief que ce soit les uns contre les autres. Imaginez qu'il y ait, en arrière-plan, entre les protagonistes, une histoire d'inégalité, d'injustice, d'humiliation...
Boris Cyrulnik dit - je crois que c'est dans Les vilains petits canards - que ce qui compte, plus encore que ce qui nous arrive, c'est l'histoire que nous nous racontons à nous-même. D'elle dépend la nature des stratégies que nous mettons en œuvre. Il y a ainsi des histoires, individuelles ou collectives, qui favorisent la violence. Notre époque, en se tenant un discours pseudo-darwinien, se raconte une telle histoire: la "loi" de la la compétition généralisée ne peut pas engendrer l'amitié, la solidarité et la paix entre les humains. Or, c'est une fable des plus répandue quels que soient les milieux sociaux que vous observez. Alors, de même qu'un individu qui reproduit sans cesse des comportements qui lui sont dommageables, une société qui rencontre des problèmes récurrents aurait intérêt à prendre conscience du récit qui la sous-tend et à le faire évoluer. J'ai rencontré la semaine dernière une femme magnifique qui apporte son talent à ce genre de "réécriture". Elle s'est notamment confrontée à la violence dans le milieu scolaire. Elle me parlait, par exemple, d'une gamine d'une douzaine d'années qui marchait sur des béquilles. Des voyous lui avaient ordonné de battre sa meilleure amie et elle avait refusé de le faire. Alors, ces petites brutes lui avaient "explosé" une jambe. Vous imaginez ? Eh! bien, dans un tel milieu, les artisans de paix comme la personne qui me faisait ce récit arrivent à renverser le cours des choses.
Malheureusement, concevoir une stratégie qui ne soit pas le reflet du feu que l'on veut combattre n'est pas la pente naturelle. Le réflexe dominant reste d'acheter des matraques. Mais la violence est une prison qui enferme tous ceux qui en usent. Quand elle passe de mains en mains, victimes, coupables et gardiens se retrouvent tous piégés. Bienvenue à Prison Break!
19:56 Publié dans Servitude volontaire | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : société, manipulation, violence, bavure
27.07.2009
La bulle porcine
Le 30 avril, Le Monde reprenait à la une une déclaration de l'OMS: "La pandémie est imminente". C'était il y a trois mois. Malgré ce premier flop, voici il y a quelques jours, un autre titre à peine moins affirmatif: "Le virus de la grippe A(H1N1) pourrait affecter 20 millions de Français d'ici la fin de l'année" Cf. http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=AR...
Aujourd'hui, un homme de l'establishment médical et politique, le professeur Debré, ose enfin prendre le contre-pied du délire: http://actu.orange.fr/articles/france/Le-grippe-A-H1N1-n-...
Je trouve qu'il y a une similitude de pathologie entre la propension de la Bourse à gonfler des bulles et toute cette affaire autour de la grippe du cochon...
08:18 Publié dans Avanies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grippe porcine, aveuglement, laboratoires, manipoulation, politique, économie
26.07.2009
Le piano, la myxomatose et l'écologie de l'action*
Je crois que c’est le remarquable interprète de Chopin, Boris Berezovski, qui est devenu pianiste parce qu’il n’y avait plus de place en classe d’accordéon. Sans porter le moindre jugement de valeur sur les instruments en cause – mais je connais mes préférences – on peut parier que cette bifurcation vers le clavier lui vaut aujourd’hui une vie très différente de celle qu’il aurait vécue s’il avait apprivoisé le piano à bretelles. Dans La part de l’autre, Eric-Emmanuel Schmidt pousse le bouchon encore plus loin. Il imagine Hitler reçu à l’Ecole des Beaux-arts de Vienne et faisant ensuite carrière non dans la politique mais dans la peinture. Je vous laisse imaginer les conséquences de cette bifurcation-là…
Vu depuis le présent, le passé a toujours quelque chose de déterministe. Nous repérons les enchaînements, les confluences, les obstacles qui ont produit les évènements que nous connaissons. Restent invisibles, cependant, tous les jeux qu’il y avait dans les systèmes intriqués, tous les aiguillages dont le fonctionnement ou le dysfonctionnement ont favorisé l’histoire que nous connaissons – ou croyons connaître.
Le problème est que cette façon de considérer l’Histoire contamine notre rapport au futur. Notre époque, au surplus, a l’obsession de la maîtrise. La place qu’y a prise l’économie matérielle et la banalité de faire de l’argent avec de l’argent y sont sans doute pour quelque chose : pour nous tout a caractère d’investissement et doit donc avoir un retour. Nous voudrions que le monde se comporte comme une banque qui nous servira sans faillir et en toute sécurité le taux d’intérêt que nous avons choisi. Alors, cherchant un avenir sur lequel appuyer cette aspiration, nous oublions que plus un système est complexe, moins il est prévisible. Nous oublions aussi que, y compris en tant qu’individus, nous faisons partie des courants qui le traversent.
Au vrai, dans cet exercice de supputation, nous répudions notre liberté. Il est très difficile pour l’humain qu’ont produit les Trente Glorieuses d’accepter l’incertitude, fût-elle issue de celle-ci. Avec la société de consommation, nous avons perdu la sagacité de ceux qui savaient qu’on ne vit qu’à l’incertain. Alors, comment ne pas vouloir la maîtrise quand elle seule, quelque illusoire qu’elle soit, nous rassure ? Les Aztèques sacrifiaient des milliers de vies pour obtenir du soleil qu’il renaisse au terme de chaque année. Que faisons-nous ? A l’instar de ces peuples qui ont scruté le ciel, élaboré une histoire de leurs dieux et qui s’interrogeaient sur les intentions de ceux-ci, nous spéculons sur l’évolution de la crise et nous avons notre clergé : les astrologues de l’économie et de la finance qui nous disent les tables de la loi et les sacrifices que nous devons consentir pour apaiser les colères divines.
Au surplus, dans notre illusion de maîtrise associée au refoulement de ce qui nous dérange – l’inépuisable complexité des interactions dont est tissé le monde - nous produisons des artefacts dont nous sommes incapables d’imaginer ce que, copulant avec une réalité qui nous échappe, ils engendreront. Nous lâchons, par exemple, des OGM dans la nature en affirmant « Pas de problème, on maîtrise ». Nous devrions nous souvenir plus souvent d’Henrique de Beaurepaire Aragao et du Docteur Armand-Delille. Le premier a eu l’idée, pour lutter contre les lapins qui pullulaient en Australie, de répandre la myxomatose. Le second en a fait de même en France. Aujourd’hui, répandre volontairement une épizootie fait l’objet de sanctions sévères. Rappelons toutefois que le Docteur Armand Delille était membre de l'Académie de Médecine et Vice-président de la Société de Biologie et qu’il a reçu en 1956 une médaille avec la mention : "La Sylviculture et l'Agriculture reconnaissantes".
Pour le meilleur ou pour le pire, l’inattendu est toujours au rendez-vous.
* "L'écologie de l'action": une page magnifique d'Edgar Morin dans La Méthode.
11:22 Publié dans Vivre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : prospective, écologie, développement personnel
25.07.2009
Alain Refalo
Je sais qu'en tant que simple parent d'élèves après avoir été élève moi-même, on me déniera la compétence à juger les décisions ministérielles concernant les programmes et l'organisation scolaires. Je n'en ai pas moins mes idées sur la question. Je les garderai cependant pour moi dans l'immédiat, car ce que je veux souligner là, c'est le courage et la cohérence d'un homme qui - je ne juge pas le fond - se dresse contre le système, déclare clairement sa désobéissance et assume les risques qui en résulte. Le cas est trop rare dans nos sociétés de grogne mais de servilité pour ne pas être mis à l'honneur:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/2009072...
08:19 Publié dans Indisciplinés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : éducation, école, pédagogie, démocratie
24.07.2009
Crise et diligence
J'apprécie beaucoup les analyses d'Hubert Landier tant sur la forme que sur le fond. En voici une qui mérite d'être méditée: http://www.management-social.com/novlethublan/090723028.pdf
11:26 Publié dans Indisciplinés | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : crise, économie, innovation, société
Solublème
Un solublème est une solution qui engendre un ou plusieurs problèmes. Le mot a été créé par Anne-Caroline Paucot dans son "Dictionnaire du futur".
Voici un bel exemple de solublème: la culture d'une "plante miracle" censée fournir du carburant.
Je vous laisse lire:
http://www.infosdelaplanete.org/5458/le-jatropha-une-plan...
07:52 Publié dans Avanies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carburant, culture, économie
23.07.2009
Le prix des meubles en acajou
Malheureusement, je ne peux pas non plus laisser passer celle-là:
http://www.infosdelaplanete.org/5445/perou-le-genocide-si...
15:27 Publié dans Avanies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : société de consommation, économie, capitalisme, écologie, génocide

