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22/11/2020

La liberté d’inexpression

 

 

Nous vivons dans un pays où les élites saluent l’érection d’un plug anal géant place Vendôme, où la défense de la liberté d’expression prend pour symbole des dessins qui relèvent d’une grosse blague salace, mais où toute remise en question de la politique sanitaire mobilise contre elle, urbi et orbi, une multitude de ministres de la vérité et engendre des lois scélérates. Lorsqu’il y a quelques semaines j’ai eu l’envie de lire l’essai d’Anne-Sophie Chazaud au titre excellent: La liberté d’inexpression, c’était pour explorer un phénomène dont j’avais eu quelques aperçus ici et là, mais je ne pensais pas que l’actualité viendrait l’illustrer à ce point.


Le leurre de la transgression

 

Historienne de l’art, Christine Sourgins dit que l’art contemporain exploite la transgression mais n’est sûrement pas un art de la subversion. C’est une distinction fondamentale et c’est bien pourquoi, à mon sens, l’AC est encouragé alors qu’un documentaire comme Hold up est diabolisé sur toutes les longueurs d’onde par une classe sociale qu’assiste sa nuée de valets. On aurait aimé d’aussi vives contestations autour de l’oeuvre aussi grossière que stupide de Paul McCarthy ou du « Vagin de la Reine » d’Anish Kapoor. Mais, au fond, jouer à touche-pipi n’est politiquement pas dérangeant. On se fait de délicieuses frayeurs devant des audaces pornographiques ou scatologiques sans que l’ordre du monde en soit affecté. La politique suit le même modèle que l’art contemporain. On l’a bien perçu au cours de ces dernières années alors que la machine législative et règlementaire était plus généreuse d’audaces sociétales que d’ambitions sociales et économiques. Le « mariage pour tous » ou la « PMA pour toutes », qu’il ne s’agit pas de critiquer ici, en affirmant remédier à des inégalités dissimulent une politique qui ne fait qu’en accroître d’autres de manière vertigineuse. Il s’agit de celles qui résultent du détournement constant et encouragé de la richesse du pays vers des poches déjà bien remplies. Je ne sais pas le nombre d’heureux que les réformes sociétales précitées auront faits ou feront, mais ce que je vois, c’est que la population des SDF a doublé en huit ans pour atteindre 300 mille personnes aujourd’hui, et que celle des pauvres en dix ans a grossi d’un million et demi de victimes pour dépasser bientôt les dix millions. Avec un phénomène que soulignent les organisations humanitaires: même avec un emploi salarié, on peut désormais se retrouver dans ces statistiques, dans la nouvelle rubrique des « travailleurs pauvres ». En même temps, nous comptons en France des milliardaires de plus en plus nombreux, qui eux-mêmes au fil des années sont de plus en plus riches. On pourrait mettre sur le même plan du leurre l’obsession cultivée de l’esclavage des siècles passés, qui va jusqu’à déboulonner la statue d’un abolitionniste, alors que, grâce à nos modes de vie, l’esclavage, qui n’a jamais été aussi prospère qu’aujourd’hui, n’est pas remis sérieusement en question (1). Des musées pour le passé, oui; des mesures pour le présent, non.

 


Avant, on disait: « Tu exagères », ce qui pouvait être discuté. Maintenant, on assène: « Tu es complotiste »

 

Il fut un temps, dans les années 70, où évoquer la guerre des classes attirait des regards entendus et des haussements d’épaules. A l’époque, l’anathème « complotisme » n’ayant pas encore été inventé, l’on évoquait une vision « arriérée » de l’économie et de la politique. Il aura fallu que le multimilliardaire Warren Buffet mette les pieds dans le plat pour que l’expression ne suscite plus des émois de basse-court. Pour penser, nous avons besoin de nommer les choses car, dès lors que nous ne pouvons pas les nommer, nous ne pouvons plus nous colleter avec elles. Comment voulez-vous comprendre l’évolution du monde au cours de ces dernières décennies si l’on supprime de nos outils intellectuels la notion de lutte des classes ? Allez-vous refaire le travail de Karl Marx ? Vous avez là un exemple de censure parmi d’autres: celle qui ostracise des concepts pour entraver la réflexion. Seulement, si, comme l’affirme Buffet, cette guerre des classes existe bel et bien, et si, comme il le revendique, elle est menée par la sienne, celle des plus que riches, comment peut-on s’offusquer qu’en face l’on puisse supputer un complot, celui d’une ploutocratie pour accroître sa richesse et asseoir son pouvoir contre le reste de l’humanité ? Les audaces transgressives de l’art contemporain sont à la subversion ce que les caricatures de Charlie Hebdo sont à la liberté d’expression et les réformes sociétales précitées à une politique économique et sociale: un cache-sexe. En revanche, le film Hold up est subversif. C’est pourquoi il a déclenché contre lui un tel tir de barrage. Sonder les intentions de nos politiques, parce que l’on a de plus en plus de mal à comprendre ou à accepter ce qu’ils veulent faire de nous, est désormais passible de la Grande Inquisition. Avant, on disait: « Tu exagères », ce qui pouvait être discuté. Maintenant, on assène: « Tu es complotiste ». Vous sentez la nuance ?

 


Les nouveaux atours d’Anastasie

 

Dans son investigation des formes nouvelles de la censure, Anne-Sophie Chazaud (2) nous montre qu’elle s’est éloignée de l’image d’Epinal que nous en avons, au point que nous pourrions ne pas la reconnaître. La censure ne s’affiche plus comme l’exercice d’un pouvoir impérial qui décrète officiellement des interdits. Certes, la tentation d’une intervention brutale existe encore, comme l’a montré cette députée qui, sur CNEWS, exigeait rien de moins que « l’éradication » du film Hold up. En vérité, la nouvelle censure est beaucoup plus subtile que cette dame. Elle utilise des moyens qui permettent à l’Etat de montrer des mains toujours propres. Elle consiste en un processus aux ramifications, aux acteurs, aux marionnettes et aux ficelles multiples. Pour en comprendre le fonctionnement, il convient d’inventorier les éléments en apparence épars qui, invisiblement associés, contribuent à instaurer le droit de ne plus rien dire et celui de ne pas penser. Ici, c’est une conférence retirée sous la menace d’une minorité. Là, c’est la représentation d’une pièce d’Eschyle empêchée par une autre. C’est, dans une université, ce lieu traditionnel du débat, la suppression d’un colloque. C’est, sur les « réseaux sociaux », les posts supprimés, le harcèlement des trolls, les comptes suspendus, les algorithmes qui surclassent ou déclassent mystérieusement certaines informations. Mais, surtout, face aux attaques, c’est la lâcheté incurable des autorités défiées qui ont perdu le sens de leur légitimité et ne sont plus que les courtisanes de la moindre menace. Le fin du fin de la censure d’aujourd’hui est que la peur de quelques-uns aboutisse à l’autocensure permanente de tous.

 


L’entretien des zones aveugles

 

Parmi les piliers les plus visibles de la censure, il y a l’unanimité des grands médias dont on sait qu’ils sont la propriété d’une poignée de fortunes proches du pouvoir politique. En dépit de leurs apparentes différences, ils diffusent les éléments d’une même représentation du monde. Une telle unisson pourrait être suspecte, malheureusement elle conforte le conformisme. A quelques détails près, ces médias donnent ainsi l’impression de rendre compte de la vérité. Par exemple, quand on évoque la diversité éditoriale, on peut s’interroger sur le rejet unanime de Donald Trump qui a pourtant fait moins de guerres que ses prédécesseurs, le soutien sans faille au confinement et aux masques, le refus d'autres sons de cloche que ceux provenant de BigPharma, l'absence d’un regard critique sur la mondialisation ou sur la légitimité de la Commission européenne. A-t-on pu lire dans leurs colonnes, ou entendre au vingt heures, les analyses pourtant parfaitement documentées et rigoureuses d’un François Asselineau ? Les sujets que les grands médias choisissent d’évoquer, fût-ce sous des apparences de débat, ne sont que l’entretien méticuleux de zones aveugles. Ils proposent de voir les quelques arbres qui cachent la forêt. On peut être en désaccord avec ce qui est montré, mais comment savoir ce qui ne l’est pas ?

 


Le mensonge est la vérité

 

Evoquer les médias, c’est évoquer le rôle de leurs décodeurs, débunkeurs, conspiracywatchers et autres chiens de garde. Leur existence partait peut-être d’une bonne intention mais elle a pris peu à peu l’allure d’une police de la pensée. Voici quelques exemples de leurs exploits. En juin 2020, l’Agence France Presse fait l’éloge du Remdésivir de Gilead, éloge littéralement copié-collé par toute la presse et repris aux journaux télévisés. France Soir émet des doutes et c’est une levée de boucliers contre le quotidien, traité évidemment, avec ceux qui le lisent, de complotiste. Ces jours derniers, l’OMS a finalement déconseillé l’usage de cette substance, reconnue inefficace contre le COVID et toxique pour les reins. Le 22 mai, dans l’heure qui suit la parution dans The Lancet de l’étude frauduleuse contre l’hydroxychloroquine, le même France Soir relève des anomalies suffisantes pour qu’on ne la prenne pas au sérieux. L’AFP, qui se fait le chantre de ce canular, tire alors à boulets rouges contre le quotidien. On connaît la suite: quelques jours plus tard The Lancet retire la publication. Le 16 novembre, Le Monde "débunke" ce qu’il appelle "l'intox du Rivotril". Le Rivotril est un médicament dont un décret prescrit l’administration aux pensionnaires des EHPAD soupçonnés d’avoir contracté le covid et qu’à ce titre on refuse d’hospitaliser. Or, c’est une substance que l’on peut utiliser pour faciliter le passage de vie à trépas. Sous peine d'être taxé de "complotisme", on doit croire que la politique du Gouvernement n'a aucunement entraîné des euthanasies. Le 18 novembre, France Info diffuse une enquête de terrain auprès d’aides-soignants bouleversés par ce dont ils ont été les témoins directs, qui prouve le contraire.

On est rassuré que la vérité finisse par se faire entendre. Mais on s’inquiète aussi du nombre de personnes qui auront eu accès à ces informations.

 

 

Diabolisation des uns, angélisation des autres

 

Je trouve, personnellement, qu’il y a dans notre pays un plus grand enjeu que celui des caricatures. Il y a la menace d’une réécriture, en général grotesque et biaisée, de notre histoire, qui autorise que l’on déboulonne des statues, débaptise des lieux publics et enseigne n'importe quoi pourvu que ce soit à charge pour notre pays. C’est une nouvelle forme de tribunal populaire régi par l’arbitraire et le fanatisme.

 

Le processus est simple: à partir d’un élément, on diabolise une histoire, une pensée ou une personne. C’est la « cancel culture », la culture de l’annulation. Or, vous imaginez-vous ce que serait un monde où l’on ne retiendrait de vous que ce que vous avez fait de mal ? C’est pourtant ainsi que l’on traite la France. Napoléon, par exemple, ne nous a-t-il laissé que le rétablissement de l’esclavage ? N’a-t-il pas aussi refondé nos institutions ? S’agissant toujours de notre histoire, on aurait bien aimé que des débunkeurs zélés signalent une inexactitude flagrante du film Dunkerque: l’absence des armées françaises dans le champ de la caméra, alors qu’en accumulant les morts et les blessés elles s’employaient à retarder l’armée allemande afin que le rembarquement soit possible. Or, de cette projection, on ressort avec le sentiment que les Britanniques étaient les victimes stoïques de nos ancêtres fuyards. On aurait bien aimé que des débunkeurs signalent aussi que le personnage qui a inspiré « Le dernier Samouraï » n’était pas un anglo-saxon mais un Français: le général Jules Brunet. Sujet secondaire sans doute pour eux que le respect dû à notre histoire. Les a probablement davantage enthousiasmés le coup de coeur du jury de la FNAC pour une photo représentant un jeune homme qui se torche les fesses avec notre drapeau. En revanche, quand il s’agit de sauver l’honneur, le mystère et les desseins des maîtres du monde, ils accourent ventre-à-terre. « Maîtres du monde ? Quelle expression tendancieuse ! » Dites-moi: comment appelleriez-vous la classe qui détient tant de richesses et de pouvoir dont l'accroissement, au surplus, est constant ?

 

S’agissant des populations qui se cherchent une identité ou un fonds de commerce dans la victimisation, la logique est inversée par la bien-pensance: rien ne doit entacher leur pureté. C’est ainsi que Christiane Taubira refusait que l’on rappelle à nos francophobes que leurs ancêtres ont pratiqué l’esclavage intensif des Noirs - et des Blancs - bien avant et plus longtemps que les Européens. Les croisés - c’est ainsi que l’on nous appelle dans certaines cités - ont combattu les armées de l’Islam. Mais n’étaient-ce point ces dernières qui, quelques siècles auparavant avaient envahi l’ancien empire romain et fermé les voies du pèlerinage à Jérusalem ? Au nom de quelle logique notre histoire devrait-elle se résumer à des culpabilités fallacieuses, et celle de nos contempteurs rester protégée derrière des mensonges ?

 

Diabolisation des uns, angélisation des autres: nous avons là un autre des stratagèmes de la nouvelle censure: celui qui consiste à enclore tout conflit dans une binarité extrême, caricaturale. On le retrouve dans le traitement du film Hold up: il ne peut y avoir que des gens sérieux d’un côté, les contempteurs du film, et des complotistes - c’est-à-dire des farfelus ou des pervers - de l’autre. Mais vouloir figer les choses ainsi et, en passant, nier qu’il y ait des propos et des décisions qui posent question, des questions qui parce qu’elles sont sans réponse crédible ne peuvent qu’inviter à se questionner encore davantage, n’est-ce pas refuser un effort de vérité et rendre encore plus suspectes les thèses officielles ?

 


Avons-nous besoin d’un mentor qui nous dise ce que nous sommes autorisés à voir, à penser, les questions que nous avons le droit de nous poser ?

 

Notre défi véritable, aujourd’hui, à cette croisée des chemins où nous hésitons encore, est de reprendre le monde à ceux qui nous le volent. Comment vole-t-on le monde de quelqu’un ? Comme on l’a vu, en l’empêchant de le penser, parfois sous le prétexte de le protéger. C’est ainsi que la préservation des enfants, des vieillards et des faibles d’esprit se fait censure douceureuse. A mon âge et avec mon expérience, ai-je besoin d’un mentor qui me dise ce que je suis autorisé à voir, à penser, les questions que j’ai le droit de me poser ?

 

 

(1) http://www.cadtm.org/L-esclavage-n-a-jamais-ete-aussi-mod...

(2) Je précise que cette chronique n’est aucunement une recension de son livre.

16/11/2020

La dette (suite de ma chronique du 31 octobre 2020)

 

 

 

Brefs mémoires d’un naïf

 

Je ne suis pas d’un naturel envieux. A cela je n’ai aucun mérite. Peut-être ai-je reçu de ma famille en qualité suffisante cet amour inconditionnel qui protège de bien des dérives. Peut-être ai-je aussi aimé, sans la moindre réticence, simplement parce qu’ils m’aimaient, ceux de mes anciens que j’ai connus, qui vivaient modestement. Je le dis parce qu’à l’inverse, j’ai connu des personnes qui avaient honte de leurs origines et je ne parle pas ici de vices ou de délinquance mais seulement de pauvreté. Les miens vivaient modestement, mais ils vivaient surtout dignement, avec dirais-je un stoïcisme souriant qui les rendait respectables quel que fût le barreau de l’échelle sociale sur lequel ils se tenaient, et sans cette tentation aujourd’hui si répandue de se victimiser.

 

Cependant, le désintérêt que j’ai pour la comparaison, cette indifférence à la richesse des autres qui ne m’a jamais empêché d’être heureux, tout cela m’a longtemps aveuglé. Après tout, me disais-je, du moment qu’ils ne me spolient pas de ce que j’ai, ils peuvent bien avoir des avions, des yachts, des grosses voitures et boire du champagne à tous les repas, qu’est-ce que cela peut bien me faire! Je payais mes impôts, persuadé alors que le système fiscal contribuait à une sorte d’équité, sans me demander encore si je n’en payais pas un peu trop parce que certains auraient dû en payer un peu plus.

 

Je n’étais indigné que par les exactions et les destructions dont, pour s’enrichir, se rendaient coupables des personnes ou des organisations. L’injustice de l’inégalité, je la ressentais à travers ses victimes et tout au long de l’histoire des luttes sociales, mais jamais dans ma situation personnelle. J’étais en outre persuadé que la guerre des classes était dépassée, que l’on pouvait améliorer le monde en veillant simplement au partage équitable de la valeur ajoutée que créait la combinaison intelligente du capital et du travail, et que l’on était sur cette voie. Jusque dans les années 90, alors que je fréquentais des cercles de réflexion qu’imprégnaient les idées généreuses du management participatif, de l’organisation apprenante, de l’entreprise humaniste créatrice de valeur partagée, je n’ai pas vu le système qui se mettait en place et qui, en définitive, quand on regarde l’histoire, n’a rien que de naturel depuis la nuit des temps. C’est l’expression du darwinisme revu et corrigé par Herbert Spencer.

 

Le réveil

 

Ce que, dans la naïveté de mes bons sentiments, j’ai mis longtemps à voir, est qu’au delà de la notion d’injustice, l’accumulation de richesse nourrit l’accumulation de pouvoir qui, à partir d’un certain degré, produit deux phénomènes: la folie du « jamais assez » qu’un Carlos Ghosn illustre à sa manière, et la prétention démiurgique dont Soros et Gates nous donnent l’effrayant exemple. Alors que je me berçais des utopies que j’ai évoquées, je n’ai pas vu que l’histoire était en train de changer de cours, que la guerre des classes restait d’actualité pour les plus riches qui avaient mis en place ce qu’il fallait pour la gagner. Sur ce sujet, j’ai déjà cité la déclaration sans fard du milliardaire Warren Buffet (1). Des mains des entrepreneurs, les compagnies sont ainsi passées à celles des capitalistes qui ont nommé des hommes-liges à qui ils ont donné pour objectif exclusif la valeur pour l’actionnaire, en les récompensant sur ce seul critère mais grassement. Les exigences des salariés, qu’avait encouragées le plein emploi, furent calmées par la pratique systématique des délocalisations et le chômage réapparut. Les rêves de formes d’organisation participatives assorties d’un meilleur partage de la valeur ajoutée furent relégués au placard des billevesées. Ce fut une évolution culturelle que j’ai personnellement observée rien qu’à entendre le discours de certains cadres. Les Etats, quant à eux, après avoir contribué au welfare state avec les politiques fiscales que l’on imagine, se sont trouvés face à des corporations parfois plus puissantes qu’eux, qui, au surplus, ont su placer leurs influenceurs aux plus hauts niveaux des instances nationales et internationales. A l’horizon se profilait le dessein aujourd’hui évident: que les gueux coûtent le moins cher possible et que le capital devienne le gestionnaire de la planète.

 


Ce qui ces jours-ci m’interroge, c’est le revirement économique de notre Gouvernement. Néo-libéral, l’on a vu rapidement et sans surprise que, pour lui, le soin du peuple coûte un pognon de dingue. Les largesses sont allées aux grandes entreprises et aux grosses fortunes. Celles-ci, d’ailleurs, on considérablement augmenté en quelques années, y compris pendant la « pandémie ». Après avoir étouffé dans les conditions que l’on sait les revendications des Gilets Jaunes, il a continué - au mépris des promesses et de ceux qui les ont crues - d’économiser sur la Santé publique: le nombre de lits et de postes dans les hôpitaux, loin d’augmenter, en cet automne est toujours à la baisse. D’un certain point de vue, la rigueur budgétaire et la préférence aux plus riches semblent donc toujours d’actualité. En revanche, tout en maintenant un confinement que même l’OMS et JP Morgan ne recommandent pas et qui est ruineux pour les petites entreprises commerciales et artisanales, ce même Gouvernement se met soudain à distribuer les milliards. L’effet le moins contestable de cette politique sera un accroissement extraordinaire d’un endettement qu’hier encore on utilisait pour promouvoir la casse de notre modèle social. Au moment où j’écris, la dette de notre pays se monte à 2 503 100 600 000 en chiffres ronds et elle s’accroît de 2665 euros par seconde (2). Nous sommes donc devant cet étrange animal d’une politique qui, en même temps, serre la vis et ôte les bondes, ruine l’économie française et les Français et endette le pays.


S’ils ne sont ni incompétents ni stupides, alors ?

 

Jusqu’à preuve du contraire, j’ai pour principe de penser que les gens sont à la fois intelligents et compétents. En l’occurrence, cet a priori m’oblige donc à rechercher ailleurs que dans l’impéritie l’explication d’une politique qui va nous conduire in fine au niveau de l’infortunée Grèce. Je ne vois pas d’autre chose à sonder, pour tenter de comprendre cela, que l’intention qui sous-tend ce changement. Je tiens à prévenir les âmes sensibles que les propos qui suivent peuvent contenir quelques traces de complotisme. A vrai dire, ils en contiennent déjà puisque le complotisme commence aux questions que l’on décide de se poser.

 

Il est important de se représenter le paysage intellectuel de ceux qui se veulent l’élite et à ce titre se pensent légitimes pour diriger le monde au delà des systèmes démocratiques qu’ils s’emploient à subvertir. Ce paysage intellectuel se caractérise par une vision à la fois financière et mondialiste: des biens tous fongibles et des flux qui parcourent la planète en effaçant l’histoire, les territoires, les cultures et les peuples qui ne sont, pour eux, que les oripeaux d’un monde arriéré. Cette représentation s’assortit d’une détermination à privatiser un maximum de biens puisque chaque privatisation ramène des flux et du pouvoir vers les détenteurs du capital. Fort évidemment, cela ne se fait pas en claquant des doigts et c’est là que l’on retrouvera tout à l’heure la dette. L’épanouissement de la dérégulation financière dans les années 80 a été pour les démiurges et les élites qu’elles inspirent un premier pas vers le paradis. Cette caste, en effet, a pour premier ennemi les frontières, non seulement celles des pays, mais aussi celles que créent les législations protectrices, et également les cultures et les structures traditionnelles. Leur utopie: que tout devienne liquide, interchangeable, fluide, y compris les êtres humains.

 

Evidemment un tel programme finit par susciter des résistances chez ceux qui en sont non les organisateurs mais la matière première, et, au fur et à mesure qu’il se développera, il en suscitera de plus en plus. Il faut donc à nos démiurges les réduire et les remplacer par une dépendance. Je vais prendre deux tout petits exemples. Vous êtes vous demandé les conséquences - je n’ai pas dit « les objectifs » - de la réforme qui a remplacé par une dotation de l’Etat la taxe professionnelle que percevaient les communes ? Ou encore, pour nos impôts sur le revenu, l’instauration du prélèvement à la source ? Les communes sont devenues dépendantes de l’Etat qui, pouvant décider du montant de leur dotation, est devenu ainsi maître de leurs budgets. Quant au prélèvement à la source, en cas de mauvaise fortune ou de paupérisation le retard de paiement ou le non-paiement de l’impôt n’est plus possible, et, en cas de révolte, la grève à l’impôt ne l’est pas davantage.


Et la dette dans tout cela ?

 

L’enrichissement des prêteurs au cours de l’histoire montre que la perception des intérêts n’en est pas l’élément principal. Il y a deux autres conséquences de la dette qui sont nettement plus juteuses: la spoliation de l’emprunteur et sa servitude. Combien de petits fermiers, à notre époque, dans certaines régions du monde, ont-ils été chassés de leurs terres à cause d'un modèle économique qui n'était destiné qu'à les tuer ? Quant aux latifundia d’Amérique latine, ils sont l'exemple même d'une économie orientée à l'esclavage: insuffisamment payés pour survivre, les travailleurs y étaient contraints d’emprunter à leurs employeurs et leur dette se transmettait à leurs enfants qui restaient ainsi enchaînés au domaine.

 

Si la dérégulation financière a été le premier pas vers le paradis des élites ploutocratiques, le deuxième pas a été l’article 104 du traité de Maastricht puis l'actuel article 123 du traité de Lisbonne qui ont instauré l'interdiction pour l'État de se financer auprès de la Banque de France. L'État doit donc depuis lors se tourner vers les marchés financiers, ce qui se révèle plus onéreux mais surtout entraîne un transfert croissant de pouvoir. Où cela peut-il mener ? Un pays d’Europe nous en donne l’exemple: la Grèce (3).

 

Alors, un scénario possible pour expliquer la politique soudain dispendieuse de notre Gouvernement: il a décidé de creuser la dette de la France afin qu'elle se retrouve un jour sous tutelle comme la Grèce et qu'ainsi nous soyons obligés de nous soumettre à la transformation du monde dont il est l’un des promoteurs zélés. Si ce n’est pas l’objectif poursuivi, à tout le moins c’est une conséquence de sa politique qui ne le dérange pas et qu’il saura exploiter.

 

(1) Déclaration le 25 mai 2005, sur la chaîne de télévision CNN : « Il y a une guerre des classes, c'est un fait, mais c'est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner ». 

(2) https://www.dettepublique.fr/

(3) Pour avoir un aperçu, je vous recommande le blog (en français) de Paniagiotis Grigoriou, historien et ethnologue: http://www.greekcrisis.fr/2020/11/Fr0829.html

12/11/2020

Les voix discordantes

 

 


illustration lion masque4.jpgComment une minorité pourrait-elle avoir raison contre la majorité ? Ou bien: comment la majorité pourrait-elle se tromper ? Pour l’animal social porté au conformisme qu’est l’être humain, ces questions sont cruelles. Faire confiance à la majorité est rassurant. Pencher pour une opinion minoritaire, à l’inverse, met mal à l’aise. C’est pourquoi, en stratégie de manipulation, il convient de donner toujours une apparence d’unanimité à la thèse que l’on veut promouvoir.

 

Face à ces stratégies de fabrique du consentement, il convient pour raison garder de se demander d’abord si ce qui est présenté comme unanime l’est vraiment. Autour de la « crise sanitaire », nous avons pour soutenir la politique du Gouvernement un magnifique consensus des experts qui ont fait leur niche des plateaux de télévision. S’il leur arrive d’être critiques, c’est pour en réclamer davantage: mettre le masque chez soi, ne pas manger à la même table ou en même temps, confiner plus sévèrement, plus longtemps, etc. Ce consensus des plateaux peut faire illusion dans la mesure où, mal aimées des médias, les voix discordantes semblent ne pas exister. La vérité est que l’accès aux ondes ou aux colonnes - et de plus en plus souvent aux grands « réseaux sociaux » - leur est fermé. C’est une première forme de censure. Si vous voulez avoir le vrai paysage des questions et des débats, c’est à vous de multiplier vos sources d’information.

 

La première voix qu’on a essayé de faire taire, en l’affublant systématiquement du titre de « professeur controversé de Marseille », est celle de Didier Raoult. Le mot « controversé » est cette invisible goutte de poison que les organisateurs du consensus savent distiller. Vous remarquerez son apparition dès que quelqu’un ne partage pas les thèses autorisées. A la vue de ce mot, évidemment, les âmes pures changent de trottoir de peur d’être contaminées. Patron d’un IHU qui a un rayonnement mondial, Didier Raoult fait un point hebdomadaire de la situation sanitaire sur YouTube. Or, une ou deux éditions en ont été supprimées par YouTube. Jusque là, je n’avais pas imaginé que cette plate-forme disposât de savants d’un niveau tel qu’il lui permette de censurer des professionnels aussi considérables que Raoult et son équipe qui, contrairement à certains membres d’un certain Conseil scientifique, n’ont pas un sou à gagner dans l’affaire. Dans le doute, je conclus que la censure a d’autres motivations que celles de la vérité. Pour ceux qui l’ignoreraient encore, j’ajoute que Sanofi refuse depuis plusieurs jours de livrer l’IHU de Marseille en hydroxychloroquine, ce qui ne manque pas de surprendre attendu qu’il y a des malades à soigner, que le refus de vente en France est un délit et qu’il ne semble pas qu’à Marseille on gaspille cette substance ou que l’on s’en soit servi comme poison comme d’autres pourraient l’avoir fait avec le Rivotril.

 

Mais, si l’on a focalisé le tir sur Raoult, c’est possiblement pour faire taire et oublier tous les autres, moins connus, qui ruent dans les brancards et sont de plus en plus nombreux. Ceux-là ne vous seront pas servis sur un plateau de télévision. Il faut aller sur le Net. Et encore, la censure faisant son œuvre comme je viens de le mentionner, il est parfois nécessaire de pousser au delà de YouTube, Viméo et Facebook. Parmi les grands médias, il faut le dire, seuls France Soir et, grâce à André Bercoff, Sud Radio sauvent l’honneur de la profession. Vous y retrouverez assez facilement les Tontons flingueurs que sont les professeurs Toussaint, Toubiana et Péronne, dont on ne peut prendre les opinions à la légère. Le dernier cité, sanctionné pour crime de liberté d’expression, vient de se faire destituer de la vice-présidence et de la présidence du conseil scientifique d’une association professionnelle dont il était le cofondateur. Devant cette exécution arbitraire, une trentaine de membres du collège des professionnels médecins et chercheurs ont démissionné dans la foulée. La liberté d’expression et le débat scientifique, aujourd’hui, dans notre pays, c’est « Règlement de comptes à OK Corral ».


L’origine du virus: circulez, il n’y a vraiment rien à voir ?
Ce que dit le Journal du CNRS

 

Avant d’aller plus loin, j’ai envie de faire un détour par la genèse de l’histoire, car la façon dont on a, d’un tour de main, étranglé le canard est tout-à-fait intéressante. L’étude indienne qui, la première à ma connaissance, a soulevé la question d’une chimère échappée d’un laboratoire a été promptement mise sous le boisseau. Ses auteurs ont dû se rétracter. Notre prix Nobel, le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du virus du SIDA, qui, aidé du mathématicien Jean-Claude Perrez, trouvait lui aussi l’hypothèse valable, a été jugé gâteux. Il faut voir la campagne de dénigrement qui a été orchestrée contre lui: si l’on avait pu le boucler dans un EHPAD avec une bonne dose de Rivotril, on l’aurait fait. Voyons ! Tout le monde sait que Wuhan est d’abord célèbre pour son marché alimentaire où l’on peut acheter du pangolin et de la chauve-souris: pourquoi suivre les billevesées des complotistes! Après ce tir de barrage, évidemment, tout le monde a plongé aux abris et s’est tu: qui a envie de servir de cible aux snipers ? Cependant, si l’on suit la littérature anglophone, on peut voir que l’hypothèse de la chimère n’a pas été écartée aussi brutalement qu’au pays des Droits de l’Homme. En juin, par exemple, une publication du chercheur norvégien Birger Sørensen et du cancérologue britannique Angus Dalgleish, dans la Quarterly Review of Biophysics, qualifiait bien le COVID-19 de chimère. Mais, même en France, en définitive, l’hypothèse n’est pas vraiment enterrée. Dans le Journal du CNRS du 20 octobre 2020, le virologue Étienne Decroly admet que la question de l’origine du virus se pose sérieusement et, après avoir énuméré les raisons pour lesquelles il était normal de le penser naturel, finit par dire: « On ne peut donc pas exclure que cette insertion résulte d’expériences visant à permettre à un virus animal de passer la barrière d’espèce vers l’humain (…) ».

 

Et s’agissant de la sécurité des laboratoires, peut-il nous rassurer ? « Même s’il s’avère que la pandémie de Covid-19 est finalement le résultat d’une zoonose « classique », plusieurs incidents ayant conduit à des sorties accidentelles de virus depuis des laboratoires ont été documentés ces dernières années. Un des cas les plus connus concerne le virus Marburg, issu d’une contamination par des singes sauvages. La pandémie grippale de 1977 en est un autre exemple. Des études génétiques récentes suggèrent qu’elle aurait résulté de la sortie de laboratoire d’une souche virale collectée dans les années 1950. Et plus récemment, plusieurs sorties accidentelles de SARS-CoV étudiés dans des laboratoires ont été rapportées dans la littérature, même si elles n’ont heureusement donné lieu à aucune épidémie importante. » (1)


L’étude frauduleuse de The Lancet
Scandale mondial qui, étrangement, reste sans suites


La fausse étude de Surgisphère, une société aux adresses changeantes, composée d’une poignée de pieds nickelés, a été publiée le 22 mai 2020 par The Lancet qui l’a retirée précipitamment le 4 juin (2) lorsqu’il devint évident que les 95000 données qu’elle prétendait analyser avaient été fabriquées de toute pièce. C’est l’Australie qui a tiré la sonnette d’alarme en constatant que les statistiques la concernant étaient complètement fausses. J’imagine l’anathème de complotisme que les grands serviteurs de la vérité auraient jeté sur les imprudents qui l’auraient prématurément dénoncée ! Pensez donc: suspecter la bientôt bicentenaire et prestigieuse revue The Lancet, référence mondiale du sérieux scientifique, de laisser passer un bobard ! Cela reste un mystère, mais c’est bien ce qui est arrivé. Mais, malgré sa brève existence, le bobard a permis à l’OMS et à certains gouvernements de prendre des décisions radicales contre le traitement à l’hydroxychloroquine. Ce qui interroge, c’est qu’on ne soit pas ou pas entièrement revenu sur ces décisions une fois dévoilé le caractère frauduleux de l’étude. A croire qu’on n’attendait pas autre chose de cette publication qu’une fenêtre de tir de quelques jours. Mais, ce bobard, qui l’a donc mandaté et financé ? La chaire William-Harvey du Brigham and Women’s Hospital (Boston), qu’occupe le Dr Mandeep Mehra, auteur correspondant de l’étude de Surgisphère, a reçu de donateurs privés la somme de deux millions de dollars sans affectation particulière. C’est une somme nettement insuffisante pour produire une étude de l’ampleur revendiquée mais elle pourrait constituer une rémunération convenable pour écrire une fiction. Une enquête a-t-elle été diligentée et des poursuites engagées contre les faussaires ? Il ne semble pas, et - à l’heure ou j’écris - le Dr Mandeep Mehra est toujours inscrit à l’organigramme de l’établissement.

 

Revenons-en à notre quotidien de misère tel que nos pouvoirs publics l’ont organisé pour notre bien

 

La vie s’enfonce dans la morosité du reconfinage. Nos Pères Fouettards, le sourcil culpabilisateur éternellement crispé, nous menacent de fêtes sans famille, sans ami, sans messe, sans réjouissances, avec peut-être, à la place du Père Noël, des descentes de police dans l’espace privé afin de vérifier que vous portez bien le masque chez vous. L’économie de notre pays va à la ruine. La pauvreté gagne et gagnera encore davantage. Demain, la France sera la nouvelle Grèce de l’Europe. Mais, c’est clair, pour nos dirigeants qui nous aiment tant, notre protection n’a pas de prix.

 

En parlant de prix, savez-vous que les 500 000 doses de Remdesivir achetées pour 70 millions d’euros par la Communauté européenne dans des conditions opaques (3), viennent d’être gratuitement distribuées dans nos hôpitaux avec un encouragement à les utiliser ? Je rappelle qu’au terme des tests, la substance a été jugée inefficace contre le coronavirus et dangereuse pour les reins (4). Mais l’annonce de l’arrivée de ce faux remède miracle avait donné un coup de fouet à l’action de Gilead, preuve qu’il avait quand même des vertus.

 

Avec le vaccin, va-t-on vers un nouveau scénario à la Remdesivir ? Si tout va mal dans ce monde - principalement l’humanité et l’écosystème - il suffit d’annoncer qu’un vaccin va sortir, « efficace à 90% », pour que les bourses retrouvent une nouvelle jeunesse. Comment peut-on affirmer qu’en quelques mois un vaccin efficace et sans danger a pu être mis au point ? Comment peut-on l’affirmer alors que le virus ne cesse de muter ? Comment peut-on l’affirmer alors qu’une équipe internationale de chercheurs vient de découvrir un gène caché au sein de ce virus, qui en expliquerait sa résistance ? (5). En attendant, par un curieux concours de circonstances, le patron du laboratoire concerné a revendu après cette annonce, pour 5,6 millions de dollars, 62% des actions qu’il détenait sur sa propre compagnie. Un bon « tiens » vaut mieux que de « tu l’auras ». Et la Communauté européenne réédite le coup du Remdesivir en achetant pour notre cadeau de Noël 300 millions de doses (6). 

 

C’en est trop pour vous ? Votre image du monde ne vous permet pas de me suivre jusque là ? Tout est cependant « sourcé ».


Voix discordantes, information et discrimination

 

Les voix discordantes, dès le début de l’épidémie, il y en eut d’autres que celle du professeur Raoult. Mais l’Ordre des Médecins qui est peut-être dans une relation trop fusionnelle avec certains pouvoirs ou certains intérêts, les a presque toutes réduites au silence. Convocation, remontrance, mise au pas et, la prochaine fois, si l’on ne s’est pas rangé, radiation et interdiction d’exercer. C’est au point que certains médecins ont préféré se radier eux-mêmes et changer de métier (7). A-t-on le droit de s’étonner que cette noble institution vichyste, prompte à jouer les gendarmes, n’ait pas davantage protesté quand la liberté de prescriptions des généralistes a été châtrée par le Gouvernement ? Une telle négation de la compétence et une telle atteinte à l’honneur de nos médecins, sans parler des répercussions sur la prise en charge des patients qui se sont retrouvés à encombrer les hôpitaux, ont-elle été sanctionnées ? Que nenni.

 

Avez-vous entendu parler de la tribune des 300 personnalités, dont un bon nombre issues du milieu médical, que le JDD devait publier et à laquelle il a préféré substituer les vaticinations d’une poignée de conformistes ? Je l’ai reprise sur mon blog: http://indisciplineintellectuelle.blogspirit.com/archive/...


Sur la gestion de la « crise sanitaire », j’ai trouvé personnellement pertinentes les observations de Jean-Dominique Michel, copieusement dénigré par les hyènes qui gardent le temple de la vérité officielle: https://jdmichel.blog.tdg.ch/. Jean-Dominique Michel est l’auteur d’un appel dont il y a fort à parier qu’il n’est pas davantage tombé sous vos yeux que la tribune des 300. Le voici, relayé sur le blog d’un médecin que je connais personnellement, le Dr Alain Joseph: https://jesuismalade.org/2020/10/02/message-a-m-olivier-v...


S’agissant des médecins, s’ils ne se sont pas fait encore remarquer par une action collective spectaculaire, en revanche ils sont maintenant une kyrielle à contester la façon dont le Gouvernement présente les données de l’épidémie et le choix des moyens qu'il met en oeuvre contre le péril. Avez-vous entendu parler du Dr Alain Houpert, médecin et sénateur de la côte d’Or, qui s’est élevé contre la fraude dont The Lancet s’est rendu coupable, indûment exploitée par les pouvoirs publics ? Avez-vous entendu parler du collectif « Laissez-les prescrire », créé par le Dr Martine Wonner, médecin, députée, exclue du groupe LaREM et insultée par le Ministre de la Maladie pour avoir elle aussi commis le crime de liberté d’expression ? Et du Dr Violaine Guérin, co-fondatrice de ce collectif ? Son interview vaut la peine d’être lu: http://www.francesoir.fr/opinions-entretiens-societe-sant... Et du Dr Olivier de Soyres, médecin réanimateur à Toulouse, qui « désespère d’entendre la voix de la raison et de la liberté » ? (8). Et du Dr Alexandra Henrion-Claude, ancienne directrice de recherche à l'INSERM, qui juge la gestion de la crise "complètement disproportionnée" (et qui soutient la thèse d'un virus fabriqué) ? (9)

 

Parmi beaucoup d’autres, je remarquerai particulièrement le jeune Dr Louis Fouché, médecin anesthésiste-réanimateur, que les autorités ont tenté de faire taire et que certains perroquets traitent évidemment de complotiste. Mais vous avez maintenant compris: est complotiste toute personne qui n’accorde pas sa confiance aveugle à la politique gouvernementale, qui a des doutes sur ses intentions véritables et qui veut en exprimer les raisons. Les gardiens de la vérité officielle ont même établi une liste de termes et d’expressions qui permettent de reconnaître les complotistes de loin ! Par exemple, caractériserait cette engeance diabolique l’utilisation de mots comme « narration » et de verbes comme « ré-informer ». Mais, vous l’aurez aussi compris, jeter l’anathème sur certains termes est un moyen de brider l’expression des oppositions. Bientôt, s’agissant du personnel politique, utiliser le mot « mensonge » sera considéré comme la signature du conspirationnisme. Pour en revenir au Dr Fouché, je lui ai trouvé une liberté de ton, une finesse d’analyse et une culture bien au delà de sa spécialité, qui explique sans doute sa capacité à remettre les choses dans un contexte plus large. Il est lui aussi créateur d’un collectif: RéInfoCovid qui réunit 350 chercheurs, scientifiques et médecins. Vous pouvez faire sa connaissance ici: https://www.youtube.com/watch?v=-1YVIYXXmew .

 

Parmi les initiatives que nous devons à la « crise sanitaire » - ou plutôt à sa gestion par les pouvoirs publics - on ne peut passer à côté de l’Association Bon Sens (à ne pas confondre avec Le bon sens) qui, en quelques semaines, a réuni plus de 20 000 adhérents, acteurs de la société civile : https://bonsens.info/.

 

Je ne peux pas non plus vous laisser ignorer cette éminente source d’informations - complotistes évidemment - qu’est la chaîne de Silvano Trotta: https://odysee.com/@SilvanoTrotta:f?order=new. Constamment censuré sur YouTube où le nombre de ses « followers » devenait gênant, Silvano a dû migrer vers d’autres plates-formes. On peut ne pas être d’accord avec tous ses points de vue, mais les informations qu’il rassemble sur la crise sanitaire en France et dans le monde sont aussi précieuses que vérifiables.

 

Pour conclure cette chronique sans doute roborative, je ne peux que vous inviter à voir le film - évidemment controversé - Hold up : https://vimeo.com/ondemand/holdupledocumentaire .

 

Comme le dit l’excellent Franck Lepage: voir des complots partout ne vaut pas mieux que de n’en voir nulle part. A vous de vous faire votre opinion!

 

(1) https://lejournal.cnrs.fr/articles/la-question-de-lorigin...

(2) https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ces-sept-pe...

(3) Mme Rivasi: https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/E-9-2020-00...

(4) https://www.sciencemag.org/news/2020/10/very-very-bad-look-remdesivir-first-fda-approved-covid-19-drug et https://www.europe-israel.org/2020/11/science-mag-devoile-le-scandale-du-remdesivir-lue-dont-la-france-a-achete-le-8-octobre-pour-12-milliards-deuros-de-remdesivir-alors-que-le-9-octobre-lessai-de-loms-revelait-quil-etait-i/

(5) https://up-magazine.info/le-vivant/sciences/72915-covid-1...

(6) https://www.ladepeche.fr/2020/11/11/vaccin-de-pfizer-leur...

(7) https://actu.fr/occitanie/cahors_46042/covid-19-coup-tonn...

(8) https://www.lesalonbeige.fr/docteur-olivier-de-soyres-le-...

(9) https://lilianeheldkhawam.com/2020/10/27/et-si-le-sars-co...